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Six minutes. C’est le temps qu’il a fallu au SB29 pour faire sauter le verrou. Sur un corner, Lloris reprend, Baldé dévie, et le ballon termine sa course au fond des filets (0-1, 6e). Un but heureux, sans doute, mais qui colle à la peau d’une équipe arrivée dans le Nord avec le statut de co-meilleure attaque du championnat. Une fois devant, les Bretons ont reculé d’un cran et laissé venir.
Lille a bien tenté de répondre. Mollement. Pas de rythme, pas de profondeur, pas vraiment d’idées. Le signe qui ne trompe pas : avant la pause, le Lillois le plus remuant s’appelait Goffi, jeune latéral gauche. Quand le danger vient surtout d’un défenseur, c’est que l’animation offensive tourne à vide.
Au retour des vestiaires, même film. Les hommes de Davide Ancelotti confisquent le ballon sans savoir quoi en faire. Le déclic est venu d’une accélération de Mbappé, qui a poussé Locko à concéder un penalty. Giroud ne s’est pas fait prier et l’a expédié en pleine lucarne (1-1, 64e).
Dans la foulée, le LOSC a enfin mis le pied sur le ballon pour de bon. Haraldsson a cru donner l’avantage aux siens avant que le drapeau ne se lève pour un hors-jeu, puis Selvik a repoussé un coup franc de Bentaleb. La fin de match s’est jouée quasiment à sens unique, entrecoupée de deux contres rapides des Finistériens. Mais à force de tourner autour de la surface sans tranchant, les Dogues n’ont jamais vraiment fait trembler l’arrière-garde adverse. Kouassi a eu la dernière balle de but au bout du front, sauf que Selvik, parfaitement placé, a capté sans sourciller.
Brest repart donc avec un point précieux dans la valise. Lille, lui, va devoir jeter un œil dans le rétroviseur.