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La 37e séance du Conseil de la FIFA qui s'est tenue ce jeudi à Zurich n'a pas satisfait les opposants de Gianni Infantino.
Quelques mois après le déclenchement de la polémique liée à la révélation des intentions du président de la FIFA, Gianni Infantino, de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, la 37e séance du Conseil de la FIFA qui se tenait ce jeudi 15 octobre 2026 à Zurich était très attendue, notamment par l’UEFA et les opposants au patron du football mondial. Si Gianni Infantino s’est excusé sur ce point précis, il a aussi frustré ses détracteurs.
Plusieurs points ont été abordés durant cette séance présidée par le suisso-italo-libanais. La fameuse affaire Folarin Balogun survenue durant le Mondial 2026. D’abord suspendu, l’international nord-américain avait vu sa sanction annulée suite à une intervention directe (et confirmée par l’auteur concerné) de Donald Trump. La FIFA a indiqué que l’article 27, qui avait permis la levée de la suspension du joueur, sera modifié. Pour plus de détails sur cette modification, il faudra attendre le prochain Conseil prévu le 16 décembre prochain.
Puis est venu le moment de discuter de l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise, à l’origine de la tempête qui continue de viser Gianni Infantino. Le Conseil a acté l’abandon et la révision de la proposition d’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Autre source de grand mécontentement, le « Prix de la paix » remis par Gianni Infantino à son ami Donald Trump en décembre dernier. Les critères d’attribution vont être discutés et examinés. Le prix pourrait même être supprimer.
Après la réunion, la vice-président de la FIFA, Debbie Hewitt, a indiqué que les dirigeants du football européen devraient formuler par écrit leur questions au sujet du financement privé de la Coupe du monde, selon une demande faite par Gianni Infantino. Le boss de la FIFA s’est aussi excusé d’avoir été si discret sur son plan de mise en œuvre de cette idée polémique. Debbie Hewitt, l’a confirmé, mais avec une sérieuse réserve sur la manière. « Ce pour quoi il s’est réellement excusé, c’est de ne pas avoir soumis le sujet au Conseil. »
Celle qui préside par ailleurs Président de la fédération anglaise de football a visé Infantino. « Cet homme doit répondre à ces question. S’il ne le fait pas maintenant, il n’est pas apte à être président de la FIFA. » Même son de cloche du côté de Bernd Neuendorf, son homologue de la Fédération allemande. « Nous avons posé beaucoup de questions, il n’y a pas eu de réponses satisfaisantes selon moi. Je l’ai dit, la confiance en lui est perdue. » Un point de vue n’emportant toutefois pas tous les suffrages, Gianni Infantino conservant de nombreux soutient au sein du Conseil de la FIFA.