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« Je suis arrivé à la préparation physique via le rugby. J’ai eu des premiers diplômes d’entraîneur basket mais pour les jeunes, et après j’ai voulu me spécifier, donc j’ai passé des diplômes universitaires spécifiques pour encadrer. Et je connaissais d’anciens collègues du rugby et tu sentais qu’il y avait une effervescence à La Rochelle. J’ai dit ''tiens, allez, je me lance là-dedans pour voir ce qui se passe''. C’était en 2010, je passe mon diplôme, ça démarre comme ça. Pendant quatre ans, je suis au Stade Rochelais rugby. En 2014, mes emplois aidés s’arrêtent donc je pars en Fédérale 1 à Saint-Jean-d’Angély, au Raca, puis à l’Union Cognac Saint-Jean. En 2017, le Stade me rappelle car mon ancien tuteur, Mathieu Machefert, s’en va et que la place est vacante. Moi, je connaissais son job par cœur, et disons qu’à partir de 2017 la voie s’est un peu ouverte. Une place s’est faite pour moi ici ; je l’ai prise. Le hasard de la vie fait que le basket arrive dans le club, et que je retrouve ce sport par ce biais. Sinon ce n’était pas du tout ma destinée. ''Mino'' Salbreux est aux commandes alors que je m’occupe des U18 du rugby. Je faisais le lien, et puis j’étais basketteur à la base, donc j’ai le profil, on me propose le job ; mi-temps rugby, mi-temps basket. Sur la longueur j’ai fait un stage à la Ville de La Rochelle en tant qu’éducateur, j’ai fait plein de petits boulots dans des salles de fitness… Avant de saisir une opportunité. »
« La première année de Julien Cortey (entraîneur, 2022-2023), j’étais à mi-temps et ça devenait de plus en plus compliqué. Au début, je ne faisais pas les déplacements, puis j’ai commencé à vouloir en faire quelques-uns pour me rendre compte de comment ça se passait. À force, tu es pris dans la machine. Sachant que le coach voulait qu’on salarie un prépa physique à temps plein. Il a fallu prendre des décisions. Je ne voulais pas trop quitter le rugby et il y avait un risque… Mais à un moment donné il faut savoir les prendre. La bascule s’est faite à la fois parce que le club grandissait et parce que pour moi-même ça devenait compliqué d’être sur les deux tableaux. Tu perds l’effervescence, tu perds le groupe, tu te dis que tu ne peux pas être partout, ça devient trop dur. Arnauld (Thinon, chargé opérations sportives), Aymeric (Jeanneau, GM), ces gens-là ont aussi voulu faire grandir cette partie-là du job. Le rugby était favorable à ce changement de cap, on savait que ça allait évoluer, il leur fallait quelqu’un de davantage présent. Aujourd’hui, ce sont trois ans de pur bonheur, très clairement. Rien à dire. La montée en Pro B (2024) c’était déjà super, la montée en Pro A (2025) ce sont des trucs que tu ne pensais pas vivre… Enfin moi en tout cas je ne pensais pas vivre ça un jour. C’est extraordinaire. Encore plus pour le Puilborain que je suis ? Complètement. Je n’avais jamais joué à Rupella, c’était plutôt l’équipe rivale (rires), à des niveaux départementaux, régionaux. Voilà, c’est tombé sur moi, c’est chouette. »
« Mon rôle, c’est de lancer des idées pour qu’on en retienne une. Qu’elle soit adaptée aux joueurs, aux coaches, aux staffs, aux dirigeants, que tout ça puisse être aménageable et améliorant. Le cœur de mon métier, c’est d’être le lien avec le staff sportif, le staff médical, le staff administratif. J’aide Arnauld sur des tâches logistiques, organisationnelles, de déplacement. Pour améliorer la performance des joueurs, je dois prendre le global. Le global, ça va du sommeil à l’alimentation en passant par la récup’. Alors comme je le disais, moi je propose le plus d’idées possible. Il y a des choses qui ne sont pas faisables, évidemment qu’on ne peut pas tout le temps se déplacer dans les meilleures conditions, à avoir les meilleurs hôtels. Mais si on peut avoir des grands lits pour de grands basketteurs, c’est quand même plus simple que d’être dans un petit hôtel avec des petites chambres. Sauf que tout ça a un coût. On est dans l’entraide, comme Éric (Péchalat) et François (Fort, team managers) nous aident en tant que bénévoles. On sort tous de notre rôle, on met la main à la pâte. Je peux aider sur tout… sauf sur le basket ! Si on commence à me demander mon avis là-dessus on est mort (rires). Mais ils ne me le demandent pas et ils ont bien raison. Sur le relationnel, la facilité que j’ai, c’est que je ne décide de rien le week-end. Le joueur, il peut avoir plus de proximité avec moi parce que le vendredi soir, son temps de jeu, il ne m’est pas dû. »