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« Qu’est-ce que vous voulez que l’on vous dise », soupire son voisin de tribune, pendant que le septuagénaire, « excédé », assure qu’il ne veut « pas parler, sous peine d’être virulent ». Cet ancien joueur de Tartas reprend tout de même : « Derrière, il n’y a pas de jeu. On a l’impression que les problèmes de l’an dernier n’ont pas changé. On a viré Patrick Milhet et Stéphane Prosper, pour quel résultat ? »
« J’aimerais, comme tout le monde, que Jean-Robert Cazeaux ait un petit mot. Juste un petit message, une petite direction »
Leandro Cedaro apparaît dans les escaliers et s’installe à ses côtés. L’ancien deuxième ligne argentin de 38 ans (83 matchs pour le club entre 2010 et 2012 puis 2018 et 2023) est revenu en France pour passer ses diplômes d’entraîneur et a intégré cette saison le staff de Villeneuve-de-Marsan. « Il faut rester positif, assure-t-il à destination du supporteur en colère. Ça va marcher, c’est obligé ! »
Moue dubitative de l’intéressé : « Je déplore le fait que le club ne communique pas, on ne se sent pas écoutés. Je suis un ancien chef d’entreprise et pour moi, l’attitude du préparateur physique envers le supporteur, c’est une faute professionnelle. Je l’aurais sanctionné sur-le-champ. »
Grégory Marquet et Paulo Tafili, qui ont tenté d’en venir aux mains avec un spectateur véhément vendredi soir, seront bien du voyage en Périgord. Mais, après avoir coupé temporairement les commentaires de ses réseaux sociaux, le Stade Montois a indiqué qu’il ne tiendrait pas de conférence de presse cette semaine. Malgré ce contexte de crise et ce sentiment d’omerta, les deux principaux groupes, le Club des supporters et le Kop du maillot, ont annoncé qu’ils soutiendraient leurs protégés coûte que coûte à Périgueux.
« La politique de la chaise vide ? Ce n’est pas une solution », estime ce membre du Club des supporters, « abonné depuis 1963 » et qui fera le déplacement samedi aux côtés de 45 autres adhérents. « Nous sommes tristes de voir de tels matchs, mais il faut continuer à les soutenir… »
Ancien président du « Club » jusqu’en juin 2025, Serge Duthil se montre plus cinglant : « Ça ne date pas d’aujourd’hui que je ne digère plus les matchs ! La situation est identique à celle de l’an passé, il n’y a aucune organisation de jeu à part taper des chandelles ! Si ce n’est pas un problème de staff, qu’est-ce que c’est ? »
Du côté des membres du Kop du maillot, qui seront une trentaine en Périgord, Christian Lafond assure qu’il « continue de faire confiance à cette équipe. Mais je n’ai pas compris ce début de championnat, souffle le président de l’association, forte de 200 membres. Je n’ai rien contre les entraîneurs, mais nous n’avons pas compris qu’ils n’aient pas quelqu’un pour les chapeauter, avec du vécu, qui donne une ligne directrice, une autre conception du jeu. On en a besoin. »
« Derrière, il n’y a pas de jeu. On a viré Patrick Milhet et Stéphane Prosper, pour quel résultat ? »