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Le sacre de Harry Kane au Ballon d'Or résulte d'une longue évolution pour un attaquant qui a mis du temps à se détacher de son image de loser.
Sacré Ballon d’Or France Football lundi soir au terme d’une cérémonie grandiose à Londres, devant ses proches, Harry Kane a vécu un moment qui restera un marque-page dans sa carrière. Aujourd’hui considéré comme une référence mondiale à son poste, l’avant-centre anglais a pourtant fait l’objet de moqueries pendant de longues années.
Il y avait son palmarès, déjà, néant jusqu’en 2025. Et il y avait tout le reste : un parcours sinueux, longtemps plombé par les échecs des équipes qu’il incarnait, Tottenham ou la sélection anglaise. Logiquement, Kane n’avait donc jamais été dans la discussion pour obtenir la plus prestigieuse des récompenses individuelles.
L’attaquant du Bayern Munich n’a pas non plus la même trajectoire qu’un joueur comme Ousmane Dembélé, dont l’ascension vers le sommet était absolument inimaginable avant l’année de son sacre. Mais il n’a jamais semblé en mesure de grimper sur le toit du monde, en comparaison avec les autres attaquants de sa génération.
L’historique d’Harry Kane avec le Ballon d’Or est assez paradoxal. L’Anglais faisait régulièrement partie de la liste des joueurs nommés, mais il n’a jamais intégré le cercle fermé des tous meilleurs. Tout juste est-il parvenu à intégrer le top 10 à trois reprises, et à chaque fois en terminant 10e (en 2017 lors de sa première nomination, en 2018 et 2024).
Pour le reste, l’actuel meilleur buteur de l’équipe d’Angleterre avait dû se contenter de rangs plus honorifiques : une 13e place en 2025, une 19e en 2023, une 21e en 2022 et une 23e en 2021. La revanche d’un blond.
2017 : 10e
2018 : 10e
2021 : 23e
2022 : 21e
2023 : 19e
2024 : 10e
2025 : 13e