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Football amateur : des caméras embarquées bientôt généralisées sur les arbitres pour lutter contre les violences
« Le sentiment de sécurité ou d’insécurité d’un arbitre a baissé de 25 % », a assuré Philippe Diallo.

Après une phase de test dans 32 départements et trois ligues régionales, le président de la FFF Philippe Diallo a annoncé l'extension de ce dispositif destiné à renforcer la sécurité sur les terrains

Le football amateur fait un pas de plus dans la lutte contre les violences envers les arbitres. Lors d’une cérémonie organisée lundi soir au siège de la Fédération française de football (FFF) pour célébrer les 20 ans de la loi Lamour sur l’impartialité des arbitres et juges dans le sport, le président de l’instance Philippe Diallo a annoncé la prochaine généralisation des caméras embarquées sur les officiels lors des rencontres au niveau amateur.

Lancé à l’été 2025, ce dispositif a été testé au sein de 32 départements et trois ligues régionales durant la dernière saison. « Lorsqu’on demande aux arbitres, puisqu’ils ont une petite application qui leur permet de juger leur sentiment de sécurité ou d’insécurité à l’issue d’un match, ce taux a baissé de 25 % dans la saison. 25 % en moins de sentiment d’insécurité, c’est encore 75 % de trop, mais c’est une tendance qui, je crois, mérite d’être prolongée », a assuré l’homme de 63 ans, dans des propos rapportés par L’Équipe.

650 caméras cette saison

Aujourd’hui composé de 180 caméras, le dispositif va donc être élargi à 650 sur l’ensemble de la saison. « Nous voulons que les parents qui nous confient leur fille ou leur garçon puissent envoyer leurs enfants pratiquer leur sport favori en toute quiétude et en confiance. Et ça commence par le respect de l’arbitre et de ce qu’il représente ».

Lors de la phase de test, la conservation des images portait sur les 30 dernières secondes qui précédaient l’activation par l’arbitre central. Si aucun fait n’avait été révélé dans les rapports des officiels (arbitres, délégués), les images enregistrées étaient détruites. Les images conservées étaient elles stockées sur une plateforme dédiée, dont seuls des référents caméra (un ou deux par territoire) possédaient les codes pour y accéder. Par ailleurs, une commission de discipline avait 30 jours après la date du match pour réclamer les images.