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En Ligue 3, c’est le tube de l’automne. La Roche Vendée Football Club est leader du classement en filant au rythme de 2,3 points par match, une moyenne en rien comparable avec le 1,6 point affiché par le Stade Malherbe Caen après neuf journées. La Roche, six victoires et trois nuls à son actif, est toujours invaincue cette saison. Pour un promu, c’est un exploit assez retentissant. Il lui permet de compter un point d’avance sur Rouen en tête du championnat et, déjà, six sur Caen, son adversaire ce jeudi 15 octobre 2026 (20h45).
Les plus fins connaisseurs ne sont pourtant pas étonnés par ce rendement. « Je ne suis pas surpris par La Roche, assure Gaël Clichy. Même si on a tous des objectifs différents, on travaille dur du lundi au samedi pour faire performer notre équipe. L’entraîneur de La Roche a une grande expérience, il propose de très belles choses. » La réputation de Frédéric Reculeau en Ligue 3 n’est plus à faire. Bruno Luzi, alors entraîneur de Chambly, avait surnommé son équipe de Luçon (2013-2016) de « Barça du National« . L’ancien coach d’Avranches (2018-2022) est le grand artisan du succès vendéen.
Quand on monte d’une division et qu’on fait ce début de saison, il n’y a rien d’anodin ni de surprenant. Pour monter, il faut avoir des bases. Quand on arrive à le reproduire avec des joueurs d’un niveau supérieur, il n’y a aucune surprise.
« La surprise, c’est surtout de finir devant Bordeaux », confiait Frédéric Reculeau dans un article de la Fédération française de football en début de saison. En National 2, La Roche avait tenu bon pour laisser les Girondins derrière elle, à l’issue d’une fin de saison épique. Les Yonnais surfent toujours sur cette vague, un quart de siècle après leur précédente expérience en troisième division, avec le jeu comme fil conducteur. Ses chiffres de possession frôlent les 60 % par match, ce qui en fait l’équipe la plus dominante balle au pied après le Stade Malherbe (68,8 % de possession moyenne).
Frédéric Reculeau, qui dispute sa dixième saison au troisième échelon national, avait développé ses principes de jeu auprès de la FFF. « C’est un football avec les mêmes principes et la même volonté de faire une animation avec de la possession. C’est juste que je me suis adapté aux profils des joueurs et ça a permis de produire autre chose. On peut alterner les temps de possession et les projections en deux ou trois passes qui déséquilibrent plus rapidement l’adversaire que sur une possession longue. »
Et puis, le jeu a évolué. Je me suis adapté au football actuel. Déjà, je suis passé d’une défense à quatre à une défense à trois. On a mis un peu plus de diversité dans notre jeu.
La Roche évolue depuis le début de saison en 3-4-2-1. Dans Le journal du Pays yonnais, Frédéric Reculeau explique avoir « cette volonté d’attaquer en nombre et de créer des déséquilibres chez l’adversaire en l’aspirant« . Il est aussi question de relances courtes dès le gardien et d’un milieu de terrain très dense. Au stade d’Ornano, ce sont deux styles proches qui s’opposeront.
En attaque, La Roche s’appuie sur le jeune Mansour Samb, sept buts en neuf matchs. Le Sénégalais, passé par Cholet et Les Sables, est prêté par le club danois d’Horsens. Il est présenté comme un joueur de surface à la technique déliée, toujours orienté vers le but et plutôt complet. La bonne pioche de l’intersaison.
Au milieu, La Roche a de l’expérience, notamment avec Jonathan Beaulieu, le joueur formé au Stade Malherbe Caen. L’absence de Momad Ndiaye, suspendu contre Caen, risque de lui être préjudiciable. Mais les Vendéens ont prouvé qu’ils avaient de la ressource, à l’image de leur victoire sur Thionville, fin septembre. Des buts à la 89e minute et à la 92e minute leur avaient permis de s’imposer 1-2. Caen est prévenu. « Une équipe qui joue au ballon, c’est ce que les supporters recherchent, tient à souligner Gaël Clichy. C’est à nous d’élever notre niveau pour être à la lutte pour le titre en fin de saison si jamais c’est ce qu’on peut aller chercher… »