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Le feuilleton a pris fin, et pas comme prévu. Dans un communiqué officiel, Waldemar Kita a annoncé avoir pris la décision d’arrêter définitivement les discussions relatives au projet de cession du FC Nantes à Phenix Capital, rapporte Foot Mercato. Le propriétaire nantais ne s’est pas contenté de tourner la page : il a taillé le projet en pièces.
« Manifestement pas sérieux. »
Le projet avait pourtant de quoi faire rêver sur le papier. Phenix Capital, anciennement Phenix Sport Invest, porté par l’ancien agent Paulo Tavares, proposait 125 millions d’euros, bonus compris. Une somme considérable, quand on sait que la famille Kita avait acquis le club en 2007 pour environ 10 millions d’euros.
Le projet avait surtout été médiatisé à grand renfort de noms célèbres : Marcelo, Snoop Dogg ou encore Cyril Linette avaient été associés à l’opération. De quoi faire jaser bien au-delà des bords de l’Erdre. Un accord de cession avait même été évoqué fin septembre.
Mais derrière les paillettes, le dossier n’a jamais tenu. Selon Kita, Phenix Capital n’a pas fourni les garanties financières promises. Le dossier complet, indispensable pour obtenir le feu vert de la DNCG, n’a jamais été transmis. Résultat : l’accord de cession est devenu caduc.
Le propriétaire nantais assure avoir privilégié la stabilité du club et la sécurité des salariés à l’argent. Selon lui, l’offre ne présentait pas les éléments suffisants pour assurer une reprise saine et pérenne. Un argument qui fera sourire ses détracteurs, nombreux parmi les supporters, qui réclament son départ depuis des années.
Phenix Capital n’a pas tardé à répondre au propriétaire nantais, dans la foulée de l’annonce. Le ton promet d’être tendu. Ça sent la poudre.
Le contexte rend cet échec d’autant plus amer. Relégué en Ligue 2 au printemps, le FC Nantes traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Beaucoup de joueurs sont partis cet été, et les résultats peinent à suivre. Pour une partie des supporters, la vente représentait l’espoir d’un nouveau départ. Cet espoir vient de s’évaporer.
Mi-septembre, Kita avait pourtant reconnu avoir reçu trois propositions, tout en précisant que rien n’était fait ni sérieux. On sait désormais ce qu’il entendait par là. Reste à savoir si les deux autres offres sont toujours d’actualité, ou si le club repart pour une nouvelle saison d’incertitude.
La saga illustre aussi les limites de ces projets de reprise très médiatisés, où les annonces précèdent souvent les garanties. Dans le football français, plusieurs clubs ont déjà payé le prix de ces promesses non tenues. La DNCG, gendarme financier du foot hexagonal, veille désormais au grain.
Sur le terrain, les Canaris doivent se déplacer à Saint-Étienne samedi soir, dans un choc de Ligue 2 dont le coup d’envoi a été décalé. L’ambiance risque d’être électrique en tribunes. La pilule est dure à avaler pour les fans nantais. Et le divorce avec leur propriétaire n’a jamais semblé aussi profond.