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Jadis, lorsque les Girondins de Bordeaux évoluaient encore dans la sphère professionnelle, certains amateurs de ballon rond parlaient de « derby de l’Atlantique » face aux Nantais, ou de « derby de la Garonne » contre les Toulousains. Des supporteurs du SUA, eux, n’hésitent pas à qualifier de la sorte une opposition face au Stade Montois.
Devant ce panorama à géométrie variable, un match entre deux équipes d’un même département est-il forcément un derby ? Si oui, la poule 11 de Fédérale 3 en propose à chaque journée de championnat. Avec cinq clubs, le Lot-et-Garonne représente en effet 50 % des forces en présence. Et le calendrier a été établi de telle sorte qu’il n’y a pas un seul week-end qui ne recèle pas une opposition 100 % 47.
Ainsi, après avoir accroché, sur sa pelouse, le favori cassipontin (32-32), l’USVL 47 est attendu à Bon-Encontre, dimanche après-midi, pour y défier le RCBB. Deux « derbys », donc, en l’espace d’une semaine. Ce terme, Mathieu Maillard ne le rejette pas. Mais l’entraîneur de la Vallée du Lot apporte quelques nuances. Et établit une hiérarchie. « Le vrai derby, pour nous, c’est Villeneuve. » Pour la proximité géographique. Pour le passé entre les Fumélois, Tournonnais et Villeneuvois. « Nérac, Pont-du-Casse ou Bon-Encontre en sont aussi, mais c’est plus loin, et il y a moins de rivalité historique. »
On se tire la bourre et à l’heure des réseaux sociaux, ça met des pièces à droite, à gauche »
Pour Ludovic Gilard, le coach des trois-quarts du RCBB, « la notion de derby est vraiment particulière dans une poule où il y a énormément de clubs lot-et-garonnais ». S’il l’accole volontiers à un match face à Pont-du-Casse, « parce que peu de kilomètres nous séparent et qu’on se connaît tous », il n’en fait pas de même avec la Vallée du Lot. De son point de vue, aucun parfum spécifique ne se dégage d’une telle opposition.
« Dans l’état d’esprit, tout le monde parle de derbys lorsque des clubs du Lot-et-Garonne s’affrontent », résume Patrick Diniz, l’entraîneur de Pont-du-Casse, pour qui le terme n’est pas galvaudé. « On se tire la bourre et à l’heure des réseaux sociaux, ça met des pièces à droite, à gauche. Cette notion donne un peu plus d’importance à la rencontre. » Un p’tit truc en plus, pour les joueurs comme pour le public. Même si, au final, une victoire contre un club lot-et-garonnais ne rapporte pas plus de points qu’un succès face à Montech ou Léognan.