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Pour Blériot Nyemeck, la différence entre le Ballon d’Or international et sa version camerounaise est frappante. En comparant les deux cérémonies, le journaliste déplore que les joueurs ne soient pas suffisamment mis en valeur au Cameroun comparativement en Europe où les acteurs sont mis au premier plan. Cette sortie intervient au lendemain du sacre de Harry Kane comme ballon d’or 2026. « Je suis gêné quand les Camerounais veulent parler du Ballon d’Or. Le Ballon d’Or au Cameroun, c’est un peu comme une fête d’anniversaire du président de la Fédération. On ne voit pas les joueurs », lance-t-il. À ses yeux, la cérémonie organisée par la FECAFOOT accorde une place excessive aux autorités politiques et aux hommages protocolaires, au détriment des véritables acteurs du football.
Le journaliste poursuit sa critique en évoquant l’omniprésence des personnalités officielles. « Tout le parterre est là, les ministres… C’est-à-dire qu’il n’y a rien pour les footballeurs. Je ne suis même pas sûr que quelqu’un ici se rappelle du nom du Ballon d’Or camerounais de cette année », affirme-t-il. Il reproche ainsi aux organisateurs de transformer une soirée de récompenses sportives en événement institutionnel, où la reconnaissance des performances individuelles passe, selon lui, au second plan.
Blériot Nyemeck conclut par une comparaison particulièrement sévère : « Si on confiait l’organisation du Ballon d’Or aux Camerounais, ce serait une élection présidentielle. Il n’y aurait rien pour les sportifs. » Une manière de rappeler sa conviction : une cérémonie consacrée au football doit d’abord célébrer les joueurs, plutôt que les dirigeants et les invités de marque.