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l'essentiel Face à une pâle équipe de Nevers, les Agenais ont su sortir une rencontre sérieuse, écœurant toutes les velléités adverses.
"Ils nous ont agressés", "On a été incapables de marquer"... À la fin de la rencontre, les Neversois tentaient bien de trouver quelques explications à la débâcle subie ce vendredi, mais les mots peinaient à être trouvés, reconnaissant tout simplement la supériorité d’Agen lors de cette soirée à sens unique.
Le SUA a presque tout bien fait dans la Nièvre, décrochant cinq points de manière implacable et relativement logique tant il a paru supérieur à son adversaire du soir. Pourtant, la pluie tombant sur le Pré-Fleuri aurait pu perturber les Agenais. Il n’en fut rien.
Décidant de jouer l’occupation et ne prenant aucun risque superflu dans leur camp, les partenaires de Santiago Socino ont tenu leur ligne de conduite. Jusqu’à piquer une première fois, avec l’essai de Mathias Jean, parfaitement lancé par Craig Willis. "On est tous restés très solidaires. On a défendu et joué les uns pour les autres. C’est l’aspect hyper positif", résume Lucas Martins.
Car le Sporting, s’il a eu la bonne idée de prendre le score, a aussi eu la bonne idée de virer en tête à la pause. Pourtant, pendant près de cinq minutes, il s’est arc-bouté sur sa ligne d’en-but, subissant de nombreux assauts d’une équipe manquant cruellement d’inspiration. "Même à quatorze, on arrive à ne pas prendre de points. Lors de la dernière mêlée de la première mi-temps, on a un bras cassé pour nous. On a eu la pièce qui est tombée du bon côté à certains moments, mais on a aussi provoqué cela en étant tous liés les uns aux autres", note Martins.
Cet immense temps fort, stérile, a encore plus plongé les locaux dans le doute. Les minutes s’égrenant, ces derniers ont commencé à paniquer et à déjouer. "Je crois qu’on a tous été dans des situations similaires, sous pression. On le sait. Dès que les minutes passent, si tu n’es pas devant au score, le doute commence à se sentir autour de toi. On savait qu’il fallait faire un match de 80 minutes, rester devant au score le plus longtemps possible, et rester dans leur camp", confie Socino.
Ce qu’a très bien fait le Sporting, jouant uniquement dans le camp adverse, et mettant la pression sur une équipe en plein doute, commettant alors des erreurs. À l’image de cet essai rocambolesque de Kolinio Ramoka. "On savait qu’il ne fallait pas leur donner de fautes, ni leur faire de cadeaux", poursuit le capitaine argentin.
Le SUA y est parvenu, y compris lors du deuxième acte, où Nevers a davantage tenu le ballon. Mais les locaux, vraiment peu inspirés, sont tombés sur un mur défensif. On pense ainsi à ce nouveau temps fort après le carton jaune infligé à l’heure de jeu à Valentin Gayraud. Sur la pénaltouche, les avants neversois, aidés par leurs trois-quarts, ont enclenché un maul se terminant... en touche.
Le symbole de l’impuissance d’une équipe en détresse, ayant marqué sur une erreur de l’alignement du Sporting. Et, sans cette bévue, les Agenais seraient sans doute revenus de la Nièvre avec aucun point encaissé au tableau d’affichage. Car la défense, disciplinée et imperméable, est revenue à son niveau. Forcément de bon augure en vue de la suite, et de la réception de Nice.
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