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Un rendez-vous forcément spécial pour celle qui a été formée sur la Côte d’Azur. "Ça va me faire bizarre de rejouer contre des filles que je connais très, très bien", reconnaît Rita Sébiti, qui a déjà échangé par téléphone avec ses anciennes coéquipières cette semaine. Mais l’amitié laissera place à la compétition : "Avant, le match on échange : après, c’est la guerre !".
Née à Lyon, arrivée à Cannes à six mois, la centrale d’1,87 m a découvert le volley à 10 ans, presque par hasard. "J’étais grande très, très jeune. À Cannes, on m’arrêtait dans les rues pour me demander si je faisais du volley. Je répondais : “Non, non !”".
Après le pôle Espoirs de Boulouris et Cannes puis trois années au pôle France de Toulouse, elle a franchi un cap cet été avec l’équipe de France M21, quatrième des Championnats du monde en Chine, avant de découvrir également le groupe France A en Italie.
Son arrivée à Béziers répond à une envie ancienne. "Mon premier match en Ligue A, c’était contre Béziers et j’avais fait un super, super bon match. Depuis, je me suis toujours dit : "Rita, il faut que tu ailles à Béziers."" La jeune internationale apprécie aussi l’ambiance du palais des sports : "C’est vraiment incroyable d’avoir les supporters derrière nous. Quand on gagne, c’est eux aussi qui gagnent."
Ses débuts avec les Angels sont réussis, avec deux victoires face à Nantes (3-1) et France Avenir (3-0). Dans son rôle de centrale, elle entend apporter de l’énergie et de l’impact au filet. "Mon rôle, c’est mettre de l’énergie et bloquer. Et si je peux avoir des ballons à attaquer, généralement, au centre, j’essaie de mettre des points."
Face à Cannes, Rita Sébiti retrouvera ses anciennes camarades de jeu, mais avec un autre maillot. À elle désormais de confirmer les promesses de ce début de saison et de contribuer à poursuivre le parcours sans faute des Biterroises.