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Dans un entretien accordé à L’Équipe, Jean-Pierre Papin est revenu sur son départ de l’OM et les tensions vécues en interne.
Jean-Pierre Papin se retrouve au cœur d’un bras de fer avec l’OM. Dans un entretien accordé à L’Équipe vendredi, le Ballon d’Or 1991 est revenu sur son expérience à la tête de la réserve marseillaise, qu’il a quittée à l’issue de la saison 2024-2025. L’ancien attaquant a notamment dénoncé le comportement d’Ali Zarrak, ancien bras droit de Medhi Benatia, et évoqué un harcèlement moral qui aurait duré un an et demi.
Tout avait pourtant bien commencé pour JPP. Après une première saison réussie, marquée par la remontée de la réserve jusqu’à la deuxième place du championnat, la situation s’est progressivement dégradée. « Je repars une deuxième année et arrive une personne responsable de la Pro 2. C’est le début de la catastrophe », a-t-il raconté.
L’ancienne gloire de l’OM a ensuite vivement critiqué Ali Zarrak, qu’il accuse d’avoir sapé son autorité. « Ce monsieur décide de tout. Qui doit jouer, ou pas, qui punir, ou pas. Il ne comprend rien au football, mais il a ses prérogatives. J’ai alerté dix fois Pablo, il m’a promis dix fois de s’en occuper, rien n’a changé. Il sapait complètement mon autorité », a-t-il expliqué. Papin affirme également avoir subi un harcèlement moral pendant un an et demi : « Il y a même eu une enquête d’un cabinet extérieur qui n’a jamais abouti. Elle a été arrêtée, je n’ai jamais su pour quelle raison et sur ordre de qui. »
L’ancien buteur des Bleus est aussi revenu sur un épisode particulièrement marquant : la présence de deux motards devant son domicile, qui lui auraient demandé de quitter rapidement le club. « Je ne pouvais pas rester, surtout quand tu vois ce qui se passe dans la société, la violence… Avoir joué autant d’années à l’OM et terminer sur des ragots alimentés par des mecs qui ne connaissent rien au football, rien au club, ça fait chier, ça gâche la fin », a-t-il confié.
Quelques heures après la publication de cet entretien, Ali Zarrak a réagi sur X avec un message énigmatique : « Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier, elle met plus de temps mais finit toujours par arriver ». Sans citer explicitement Jean-Pierre Papin, l’ancien dirigeant marseillais a publié ces mots dans un contexte qui ne passe pas inaperçu.