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Malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient, le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, reste convaincu que les Grands Prix du Qatar et d'Abu Dhabi pourront se dérouler comme prévu.
L'instance dirigeante assure toutefois suivre attentivement l'évolution de la situation sécuritaire et prépare plusieurs solutions de secours.
La situation géopolitique au Moyen-Orient continue de susciter des interrogations concernant la fin du championnat du monde de Formule 1.
Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran a déjà entraîné l'annulation des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite. Les attaques contre le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et les nouvelles violences impliquant les rebelles houthis au Yémen ont également renforcé les inquiétudes dans la région.
Malgré ce contexte, la Formule 1 souhaite maintenir les deux dernières manches du calendrier, au Qatar et à Abou Dhabi. Stefano Domenicali, président-directeur général de la F1, a déjà réaffirmé cette volonté, tandis que le circuit d'Imola serait envisagé comme solution de remplacement si les circonstances l'exigeaient. Mohammed Ben Sulayem partage cet optimisme, estimant que la situation sur place ne correspond pas toujours à l'image relayée à l'international.
Le président de la FIA, dont la famille réside aux Émirats arabes unis, affirme se sentir suffisamment en sécurité pour ne pas envisager son départ : « Mes enfants sont là-bas. Pensez-vous que je les laisserais sur place si je considérais la situation comme dangereuse ? », a-t-il déclaré.
Il reconnaît néanmoins qu'aucune garantie absolue ne peut être donnée concernant les prochaines semaines : « Cela signifie-t-il qu'il ne se passera rien ? Je ne peux pas le prédire. Je peux seulement vous dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas de problème et que les deux courses auront lieu. »
La sécurité des pilotes, des équipes et des officiels demeure cependant la priorité absolue de la fédération. Ben Sulayem souligne que la FIA a déjà démontré sa capacité d'adaptation en modifiant plusieurs événements sportifs au Moyen-Orient, notamment lors des annulations intervenues à Bahreïn et en Arabie saoudite.
L'organisation prépare également des solutions pour faire face à d'éventuelles restrictions de déplacement. Le président de la FIA a notamment demandé qu'une équipe supplémentaire d'officiels soit disponible au cas où certains commissaires ou responsables de course ne pourraient pas rejoindre les circuits.
« Imaginez que les équipes soient présentes, que la Formule 1 soit prête à organiser l'événement, mais que nous ne puissions pas faire venir notre directeur de course ou nos commissaires. Nous devons être préparés à cette éventualité », explique-t-il.
Cette approche a déjà été appliquée dans d'autres compétitions, notamment dans le Championnat des rallyes du Moyen-Orient, où des officiels de plusieurs pays ont été mobilisés pour assurer le déroulement des épreuves.
Pour Ben Sulayem, cette flexibilité est indispensable dans un contexte international aussi incertain : « Nous ne conduirons jamais notre personnel, les pilotes ou les officiels dans un endroit que nous considérons comme dangereux », insiste-t-il.
À ce stade, la FIA ne prévoit donc aucune modification du calendrier de fin de saison. Les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi restent programmés, mais leur maintien définitif dépendra de l'évolution des conditions de sécurité dans la région.