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Fenerbahçe, lors de la deuxième journée de Ligue Europa, a été battu 6-0. Le club turc a subi une leçon complète, sans prise ni échappatoire, de celles qui obligent un vestiaire à se regarder en face. Quand le score devient aussi lourd, ce n’est plus seulement un revers, c’est un état des lieux.
Dans ce naufrage, Mattéo Guendouzi a trouvé le moyen de se retrouver au centre d’une autre histoire. Aston Villa n’a pas résisté à l’envie de chambrer l’ancien milieu de l’OM en publiant une photo où il accroche Johan Manzambi, avec ce message goguenard : « Vous aussi, vous pouvez vous procurer un maillot de Johan Manzambi ». Le lien renvoyait vers la boutique officielle du club. C’est de bonne guerre, dira-t-on, et les réseaux sociaux ont depuis longtemps transformé la victoire en terrain de jeu pour community managers. Mais la pique a un goût particulier quand elle vise un international français déjà à la peine sur la pelouse.
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— Aston Villa (@AstonVilla) October 15, 2026
L’autre versant de la soirée est nettement moins drôle. Des supporters d’Aston Villa ont entonné des chants hostiles à l’encontre de Mason Greenwood, en référence aux accusations de tentative de viol, de comportement contrôlant et de violences qui l’avaient visé en 2022. Rappelons ce que ces refrains ont tendance à oublier : les poursuites pénales ont été abandonnées en février 2023, après le retrait de témoins clés et l’apparition de nouveaux éléments. On peut débattre de la manière dont le football doit se positionner sur ce dossier, mais transformer une tribune en tribunal sommaire n’est ni de la ferveur ni de la justice.
Voilà donc deux visages de la même soirée, celui de l’ironie de club qui fait sourire ou grincer des dents, et celui d’une ambiance de stade qui franchit la ligne. Aston Villa a de quoi savourer sa démonstration sportive, mais le plus durable ne sera peut-être pas le 6-0. Pour Fenerbahçe, il faudra vite digérer la claque. Pour les instances comme pour les clubs, la question reste posée : jusqu’où tolère-t-on ce qui se chante dans les travées au nom de l’ambiance ?