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« C’est la réunion des meilleurs chevaux au monde » : l’équitation de retour à l’Accor Arena

Le 2 décembre, un concours d’équitation au format inédit, le Horse GP, débarque à l’Accor Arena, à Paris. Un lieu porteur d’une très longue histoire avec la discipline, entre exploits de Jappeloup et finale de Coupe du monde, comme l’ont raconté plusieurs cavaliers de légende à « Paris Match ».

La Française Alexandra Ledermann en compétition avec « Rochet M » lors du Jumping de Bercy, à l'Accor Arena, à Paris, le 1er avril 1995.

« Je me souviens être dans le tunnel qui reliait la piste d’entraînement à celle de compétition et entendre le commentateur demander à la foule de se calmer. Après avoir entendu mon nom, comme celui de n’importe quel cavalier français, tout le public s’était mis à applaudir à tout rompre et à taper des pieds dans les gradins. Il fallait y être préparé, car les chevaux n’avaient pas l’habitude de tout ce bruit au-dessus de leur tête et pouvaient vite paniquer », commence Hervé Godignon, médaillé de bronze par équipe aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992.

« Puis le rideau s’ouvrait et nous entrions en piste sous des acclamations inoubliables, poursuit Philippe Rozier, champion olympique par équipe à Rio, en 2016. La première fois que j’ai monté là-bas, c’était pour la finale de la Coupe du monde, en 1987. J’avais 24 ans et je n’avais jamais vu ça de ma vie. À chacun des obstacles, j’avais 15 000 personnes qui sautaient avec moi. Avec mon cheval, nous étions portés par le public. Depuis, j’en ai vécu des choses, mais je n’ai plus jamais ressenti rien de tel. Il y avait quelque chose de magique dans cette enceinte. Bercy est magique.  »

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«  Les moments les plus forts restent néanmoins liés à Jappeloup  », glisse son frère, Thierry Rozier, ancien cavalier de l’équipe de France. « Tout Paris accourait pour voir le cheval de Pierre Durand. Souvenez-vous, en 1986, sa performance en Coupe du monde à Bercy avait fait l’ouverture du JT de 13 heures ! Ce n’était quand même pas rien.  »

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Une arène mythique au cœur de Paris

Réunis pour un déjeuner des « légendes » à l’invitation de Christophe Ameeuw, Hervé Godignon, Philippe et Thierry Rozier évoquent leurs souvenirs de « Bercy » avec une émotion intacte. De son ouverture en 1984 jusqu’à sa rénovation en 2015, le palais omnisports du 12e arrondissement de Paris, devenu depuis l’Accor Arena, a accueilli de nombreuses compétitions équestres parmi les plus prestigieuses au monde. À la fin des années 1980, le Tout-Paris s’y pressait pour voir l’inoubliable Jappeloup et Milton, son mythique concurrent.

Le Français Philippe Rozier et son cheval Loro Piana Mania Jolly lors du Grand Prix de Paris-Bercy, le 4 mars 2001.

Au fil des années, ces moments de communion avec le public sont néanmoins devenus un vieux souvenir et Bercy un « chaudron » inconnu des nouveaux cavaliers. Au grand désespoir de Christophe Ameeuw, éleveur et organisateur d’événements équestres. Après avoir fondé les Gucci Masters et organisé des Longines Masters aux quatre coins du monde, le Belge a eu envie de faire revivre l’équitation à l’Accor Arena à travers un format inédit : Horse GP. Inspirée des courses auto et moto, cette nouvelle compétition se tiendra le 2 décembre 2026 et sera un mélange inédit de spectacle et de très haut niveau équestre.

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Un format inédit : une journée à retenir son souffle

La journée s’ouvrira par un spectacle exceptionnel du Cadre noir de Saumur et de l’artiste de renommée internationale Clémence Faivre. Place ensuite à l’épreuve du sprint. Quarante cavaliers parmi les meilleurs mondiaux (17 du top 20 mondial sont au départ, dont l’actuel numéro un, Richard Vogel) vont s’affronter sur un parcours d’une dizaine d’obstacles montés à 1,50 m imaginé par

Grégory Bodo et Santiago Varela. Objectif : ne faire tomber aucune barre tout en étant le plus rapide possible.

Car, comme pour une épreuve de Formule 1, le classement du « sprint » déterminera l’ordre de départ du Grand Prix. « À une différence près que les cavaliers visent toujours la dernière place, glisse Thierry Rozier. Cela permet d’analyser le parcours des concurrents et surtout d’avoir un référentiel en termes de chronomètre. Dans notre sport, on se dit toujours : “C’est battable”. Donc passer après quelqu’un qui vient de prendre la tête du classement nous pousse à aller encore plus vite et à prendre des risques. »

Comprendre : prendre des trajectoires inédites ou laisser s’envoler son cheval deux mètres avant l’obstacle pour gratter un dixième de seconde. À ce niveau de compétition, tout se joue sur un fil. « Comme sur un circuit », glisse Louis Rossi, pilote de renom et cavalier passionné, présent au « déjeuner des légendes ». « Il existe vraiment beaucoup de parallèle entre nos sports. »

Retransmis en direct à la télévision

Classé 5 étoiles par la Fédération équestre internationale, soit le plus haut niveau de compétition, le GP Horse se tiendra en début de soirée avec 12 obstacles montés à 1,60 m. « Toutes les cartes seront alors rebattues, annonce Philippe Rozier. La liste des cavaliers au départ ne comporte aucun figurant. Ils sont tous capables de gagner et j’annonce les huit meilleurs dans un écart de temps de 2 secondes. » Pour déterminer le gagnant, les douze meilleurs couples de la journée s’affronteront sur une ultime épreuve de vitesse, le barrage. Avant de laisser place à un concert exceptionnel de Mosimann, le premier de l’artiste à l’Accor Arena.

De quoi susciter la curiosité de tous les passionnés d’équitation, mais aussi des amateurs de sport, de spectacle, d’adrénaline… Pour preuve, la soirée sera retransmise en direct sur France Télévisions. « Les Parisiens ont beaucoup de chance d’avoir un événement de cette envergure à leurs portes », glisse Nicolas Canteloup, qui manie aussi bien les chevaux que l’humour. « C’est la réunion des meilleurs chevaux au monde, ces animaux qui ont toujours fasciné les hommes, et d’un lieu mythique pour notre discipline. J'ai hâte d'y être. »

Le Horse GP se tiendra à Paris, au sein de l'Accor Arena, le 2 décembre 2026. Les places sont déjà disponibles à la vente.

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