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Un match complet, puis onze minutes en février, trois minutes en mars et deux minutes en avril : le temps de jeu de Vinicius Gomes en deuxième partie de saison dernière avait été pour le moins famélique. Depuis son départ du Stade Malherbe Caen, le défenseur central revit. Il a joué l’intégralité des dix premiers matchs du Puy-en-Velay en Ligue 3. « Je ne voulais pas vivre la même chose qu’à Caen, reconnaît-il avant d’accueillir son ancien club, samedi 31 novembre 2026 (14h45). J’avais pour objectif de jouer le plus possible. Il faut être performant pour jouer, je crois que c’est le cas.«
Vinicius Gomes fait partie des nombreux joueurs partis un an seulement après leur recrutement, l’été dernier. Il lui restait pourtant un an de contrat. « J’ai eu un entretien avec le coach, il m’a dit qu’il ne comptait pas sur moi, que j’allais avoir moins de temps de jeu, confie-t-il. J’ai décidé de partir. » N’a-t-il pas eu la tentation de rester pour gagner ses galons et donner tort à Gaël Clichy ? « J’avais essayé pendant six mois, sourit-il. Ça avait été une période compliquée pour moi. C’est la première fois que je ne jouais pas. Ne pas ressentir l’adrénaline des matchs, c’était dur. » Il y avait toutefois un arrière-goût d’échec dans son départ du Stade Malherbe.
Je suis frustré parce que j’ai senti la différence avec ce que j’avais connu avant : le stade, le club, les supporters. Je me sentais bien. Je voulais au moins ça, je ne voulais pas descendre de niveau. Je suis frustré de ne pas avoir eu la chance de montrer sur un championnat complet.
Vinicius Gomes avait dû se contenter d’une demi-saison (douze matchs) sous les ordres de Maxime d’Ornano. Le licenciement de ce dernier le 29 décembre 2025 avait eu un impact direct sur la suite de son parcours malherbiste. « L’année dernière, j’ai fait une bonne partie de saison avec le coach d’Ornano. Je me sentais bien. Après, il y a eu un changement de coach, c’est le foot. Clichy a fait ses choix. »
Le fils de Cris a opté pour « un choix intelligent » en privilégiant le temps de jeu au Puy. « J’ai senti beaucoup de confiance, expose-t-il. J’en avais besoin. J’avais déjà joué contre le coach (Stéphane Dief, ndlr), je savais que c’était un super coach. En outre, Le Puy sortait d’une bonne saison. C’est une ville sympa, familiale. C’est important pour moi, parce que je vais bientôt être papa. » Les résultats sont convaincants. Le Puy, septième de Ligue 3, n’est qu’à deux points du Stade Malherbe.
On était sur une bonne dynamique avec le premier match contre Bastia (0-2). Ensuite, on a commencé à prendre beaucoup de buts. Mais on est à quatre matchs de suite, en intégrant la Coupe de France, sans prendre de but.
Le Puy a réalisé un bon début de saison. « Bien sûr, on veut toujours plus, mais on reste dans l’objectif, finir dans les six premiers. » Sur la base d’une défense solide, la quatrième du championnat, dans un système à trois axiaux. Mais aussi d’une vraie capacité à manier le ballon, puisque l’équipe de Stéphane Dief a la troisième possession de balle du championnat. « On peut jouer en contre mais on aime avoir le ballon. On a bien compris les consignes du coach, elles sont claires. »
Samedi 31 octobre, Vinicius Gomes s’attend à une opposition relevée face au Stade Malherbe. « Je sais que ça va être dur, mais ça va être un super match parce qu’il y a que des bons attaquants à Caen. Je vais avoir du boulot, c’est dans ces matchs-là que je peux montrer aussi mes qualités. » Le joueur de 28 ans l’assure, il ne se « met pas de pression ».
Caen, c’est juste une autre équipe du championnat. Il faut gagner. Si on gagne, on passe devant eux. Personnellement, je ne suis pas revanchard.
Vinicius Gomes, resté notamment en contact avec Ivann Botella à Caen, espère disputer sa dernière saison en Ligue 3. Il rêve de découvrir l’échelon supérieur. « C’est le moment », dit-il. L’ancien joueur de National 2 et National 3 sait que l’ascension passera par de grands matchs. Celui contre le Stade Malherbe en est un.