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En plus de la défaite à la Beaujoire contre Dunkerque (2-3), le FC Nantes a reçu une mauvaise nouvelle en vue de la vente.
Le FC Nantes traverse une période particulièrement agitée. Sportivement, les Canaris viennent de s’incliner à la Beaujoire contre Dunkerque (2-3). En coulisses, l’avenir du club reste suspendu à une opération de vente qui, malgré un accord signé, est loin d’être bouclée.
Le 29 septembre, Waldemar Kita aurait signé un protocole de vente avec Phenix Sports Invest, le groupe d’investisseurs emmené par Paulo Tavares. Le montant évoqué avoisinerait les 100 millions d’euros, même si les détails financiers n’ont pas été officiellement confirmés par les parties. Sur le papier, le dossier semblait donc proche de son aboutissement. Mais un protocole de vente ne signifie pas que le changement de propriétaire est effectif. La DNCG doit encore examiner le projet et peut s’opposer à l’opération si elle estime que les garanties financières ou les perspectives de viabilité ne sont pas suffisantes.
C’est la principale difficulté révélée par L’Équipe : l’instance financière demande à Paulo Tavares et à ses partenaires de bloquer une garantie de 25 millions d’euros sur un compte bancaire avant de leur accorder une audition. Cette somme aurait été calculée à partir du déficit structurel du FC Nantes sur les trois dernières saisons. L’objectif est de s’assurer que le club disposera des ressources nécessaires après une éventuelle reprise.
La demande ne se limite toutefois pas à cette garantie. Les repreneurs doivent également fournir une série de documents comptables, juridiques et financiers, dont des justificatifs sur l’origine des fonds, le détail de l’actionnariat et un plan de financement sur trois ans. Autant d’éléments qui doivent permettre à la DNCG d’évaluer la solidité du projet.
Le calendrier reste donc incertain. Les investisseurs souhaitent présenter leur projet à la DNCG, mais aucune date d’audition n’a encore été fixée selon L’Équipe ! Le dossier doit d’abord être suffisamment complet pour que l’instance puisse examiner les garanties présentées.
La procédure pourrait ainsi prendre plus de temps que prévu. Et tant que la DNCG n’aura pas rendu son avis, le FC Nantes restera la propriété de la famille Kita. La DNCG n’est pas le seul élément qui complique cette opération. Début octobre, le comité social et économique du FC Nantes a rendu un avis défavorable à l’unanimité concernant le projet de reprise, exprimant des inquiétudes sur la fiabilité des investisseurs, l’emploi et l’avenir du club.
Cet avis reste consultatif, mais il ajoute une difficulté au dossier. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que le rachat va échouer. Les exigences de la DNCG constituent un obstacle sérieux, mais elles ne signifient pas que l’instance a déjà rejeté le projet. La suite dépendra de la capacité de Paulo Tavares et de ses partenaires à réunir les garanties et les documents demandés, puis à convaincre le gendarme financier du football français.
D'après @lequipe, la DNCG attend encore beaucoup de documents comptables, juridiques et financiers de la part de Phenix Sport Invest. Toujours d'après Johan Rigaud, aucun rendez vous de présentation du dossier n'est fixé entre le clan Tavares et la DNCG. #FCNantes
— Emmanuel Merceron (@ManuMerceron) October 17, 2026