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Malgré la pluie, près de 1 500 spectateurs ont retrouvé les Lionnes du Stade Bordelais, ce dimanche 25 octobre, au stade Sainte-Germaine du Bouscat. Entre ferveur, retrouvailles et émotions, les quadruples championnes de France ont réussi leur rentrée à domicile en s’imposant face à Grenoble (36-24)
La pluie s’abat sur Sainte-Germaine, puis s’attarde en bruine sur le stade du Bouscat. Pas de quoi décourager les supporters. Les habitués saluent les bénévoles, les familles s’attardent à la buvette, on achète une écharpe aux couleurs des Lionnes. À mesure que le coup d’envoi approche, les tribunes se garnissent. Dans ce stade à taille humaine, on échange des nouvelles, on prend place, on attend les championnes. Près de 1 500 personnes ont bravé le mauvais temps...
La pluie s’abat sur Sainte-Germaine, puis s’attarde en bruine sur le stade du Bouscat. Pas de quoi décourager les supporters. Les habitués saluent les bénévoles, les familles s’attardent à la buvette, on achète une écharpe aux couleurs des Lionnes. À mesure que le coup d’envoi approche, les tribunes se garnissent. Dans ce stade à taille humaine, on échange des nouvelles, on prend place, on attend les championnes. Près de 1 500 personnes ont bravé le mauvais temps, ce dimanche 25 octobre, pour retrouver les quadruples championnes de France, opposées à Grenoble pour leur premier match à domicile de la saison.
Juste avant le coup d’envoi, les tribunes se lèvent. Une minute d’applaudissements est dédiée à Cléa, 17 ans, joueuse de l’Union du Bassin Marmandais (Lot-et-Garonne), décédée mercredi après un accident survenu lors d’un match. Un hommage rendu sur les terrains de rugby français tout le week-end. Puis les regards se tournent vers la pelouse.
Son tambour résonne au-dessus des conversations. Théo, bénévole qui suit les Lionnes depuis un an et demi, bat la mesure et entraîne les tribunes. « On vient pour mettre un peu d’ambiance et passer un bon moment festif », explique-t-il. À l’approche de la ligne d’essai, les spectateurs se redressent, les yeux fixés sur la pelouse. Et lorsque le premier essai arrive, les tribunes se lèvent, les drapeaux s’agitent, les applaudissements éclatent. Même la bruine semble oubliée.
Cette ferveur, Célia est venue la retrouver pour la troisième fois. Passionnée de rugby depuis la dernière Coupe du monde masculine, elle aime l’atmosphère de ce stade plus intime que les grandes enceintes. « L’ambiance reste bien, peu importe la taille du stade. Tant qu’il y a des gens pour encourager, c’est le principal. » Pour Théo, l’enjeu dépasse le match : soutenir « le rugby féminin, qui n’est pas assez mis en avant ». Lola, 16 ans, joue en club depuis ses 10 ans. Elle observe, elle aussi, des tribunes plus fournies : « Je suis contente de voir du monde venir, malgré la pluie. À chaque nouvelle saison, je vois davantage de monde au premier match, et c’est super encourageant pour les Lionnes. »
La relève est déjà dans les tribunes. Charlotte, 10 ans, est venue avec son père, Pierre. Il y a deux ans, ils assistaient à un match des cadettes sur un terrain voisin. Depuis, ils voient régulièrement passer les Lionnes à l’entraînement. De quoi éveiller chez Charlotte l’envie de chausser, elle aussi, les crampons. Pour l’instant, elle aime surtout voir marquer des essais. Pierre envisage de revenir plus souvent pour entretenir cette passion naissante.
Nelson et son fils Samuel découvrent, eux, Sainte-Germaine. Ils connaissent les tribunes de l’UBB, mais voulaient aussi voir jouer les championnes bordelaises. Des nouveaux venus comme eux, Patrick Laporte espère en accueillir davantage. Le président du club assure que la fréquentation progresse depuis trois saisons, portée par les titres, le niveau de jeu et le bouche-à-oreille. Il rappelle les plus de 4 000 spectateurs venus contre Toulouse la saison passée. « C’est comme ça que ça se remplit petit à petit. »
La bruine n’a pas quitté Sainte-Germaine. Les encouragements non plus. Et au coup de sifflet final, les Lionnes l’emportent 36 à 24 contre Grenoble. Une rentrée victorieuse, avec un public au rendez-vous.