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Le XV catalan s’affiche pour la première fois, cette année, à la foire de Gérone. Un stand et une présence au Palau de fires souhaités par le président François Rivière qui veut faire davantage rayonner l’USAP en Catalogne, et au sein d’un riche écosystème économique susceptible d’accompagner le club.
Premier jour de foire tout en sobriété ce jeudi à Gérone en raison du deuil national dans lequel est plongée l’Espagne depuis l’épouvantable accident de trains, qui a déjà fait 68 morts au sud de Madrid. Le Palau de fires attend pourtant quelque 50 000 visiteurs jusqu’à ce dimanche 1er novembre, et le stand n° 144, occupé par l’USAP, est l’une des nouveautés de cette édition 2026.
Le club de Perpignan n’est pas assez connu en Catalogne, juge son président, François Rivière. Surtout, "on a besoin de se faire connaître du milieu des entreprises car en Espagne, le rugby est avant tout un sport universitaire", dit-il en déambulant d’un stand de Catalogne nord à l’autre. La Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA66) et Escat, l’espace transfrontalier porté par le conseil départemental des P.-O., ont permis cette visibilité à quelques artisans. Organisateur de la manifestation, le président de la chambre de commerce de Gérone, Jaume Fabrega, espère "réunir les entreprises des deux côtés de la frontière autour du rugby". Si loin si proche…
Ici, le poids économique des entreprises est considérable mais jusqu’ici on s’est cassé les dents
"L’USAP doit se faire mieux connaître des entreprises catalanes, elle doit rayonner, insiste le patron du club. Ici, le poids économique des entreprises est considérable et, curieusement, on est peu représenté. Jusqu’ici, on s’est cassé les dents". Qu’à cela ne tienne, une "consultante USAP Catalogne" a été recrutée à cet effet. Silvia Sempéré cornaque François Rivière dans les allées du Palau comme auprès des patrons qui comptent. Objectif : (re) trouver des partenaires catalans. Et Rivière en est sûr : ils sont très sensibles à "l’identité catalane qu’on incarne, c’est quelque chose qu’on a en commun, le stade plein, la ferveur, ça plaît beaucoup". Et ils pourraient avoir plus que leur nom sur le maillot : "Ouvrir des postes au club ou à l’association à des partenaires d’ici ? Oui c’est une bonne idée, pourquoi pas ? Mais on aura des recrutements sportifs l’an prochain". Un recrutement certain qui sera annoncé très vite, un joueur catalan qui évolue en ce moment dans un club français, "ce sera une première", selon François Rivière.
Le TOP14 est une course effrénée mais il faut faire preuve de patience
Mais si l’USAP est à Gérone ce week-end c’est avant tout pour trouver des sponsors sud catalans. "Bien évidemment, on prospecte des partenariats économiques, le TOP14 est une course effrénée", résume celui qui est président des sang et or depuis 2013 et qui a vu partir Gosbi, spécialiste catalan de l’alimentation pour chiens et chats, après la saison 2024-2025. "Fluidra aussi avait arrêté son sponsoring puis est revenu plus fort en partenariat, rétorque Rivière. Il faut faire preuve de patience, leur partenariat est lié à leur activité économique. Mais ils veulent être connus en France".
En Catalogne (où le dernier match de la saison doit être délocalisé), le président Rivière ne veut pas être vu seulement comme un homme à la recherche de partenaires financiers. "Il n’y a pas que ça, il y a aussi le volet formation des jeunes, nos écoles sont les 3e ou 4e en France, s’enorgueille-t-il. Ce sont des lieux de respect, d’éducation, les Catalans sont sensibles à ça pour développer les écoles de rugby d’ici et celles de l’USAP". Aujourd’hui, "5 % à 10 % de gamins catalans s’inscrivent aux écoles de l’USAP, ça me plaît beaucoup qu’on ne voie pas de frontières, on a un rugby sans frontières".