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San Antonio contre Oklahoma City au Texas pour lancer la saison. La NBA a réservé un choc de taille pour donner le coup d'envoi du nouvel exercice, ce mardi. Les Spurs face à OKC, c'est en effet le remake de la dernière finale de la conférence Ouest, qui avait vu Victor Wembanyama et les siens écarter de leur route le Thunder de Shai Gilgeous-Alexander à l'issue d'un match 7 décisif pour se hisser ainsi en finale de la ligue pour la première fois depuis l'arrivée du phénomène français.
Les retrouvailles entre les deux équipes constitueront également pour "Wemby" et Chet Holmgren l'occasion de se retrouver de nouveau face à face (si le second est opérationnel) et de pouvoir montrer qui est le meilleur de ces deux précoces et monstrueux intérieurs que ne cessent de comparer les spécialistes depuis les débuts respectifs des deux joueurs en NBA. A quelques heures de se mesurer - d'entrée cette fois - au meilleur défenseur du dernier exercice et MVP de cette finale à l'Ouest de mai dernier face à OKC qui avait vu le natif du Chesnay et les siens avoir le dernier mot sur le parquet du Thunder, Holmgren assure qu'il ne ressent aucune appréhension.
L'intérieur drafté en 2e position en 2022 par la franchise de l'Oklahoma insiste surtout sur le fait qu'il ne se focalise pas du tout sur Wembanyama, comme beaucoup le pensent, et a parfaitement retenu la leçon de ce dernier duel en date ayant nettement tourné à l'avantage de son "rival", qui avait tourné lors de cette finale à 27,3 points de moyenne (contre 10,7 pour Holmgren), dont 22 points et 7 rebonds lors du match 7 (4 points, 4 rebonds seulement pour Holmgren).
"J’ai appris beaucoup de choses, mais ces enseignements peuvent également servir contre les 28 autres équipes. Je savoure chaque match (...) Les Spurs sont une jeune équipe très talentueuse. On ne peut pas le nier. Mais nous sommes également une jeune équipe très talentueuse", assure, confiant, dans Sports Illustrated le jeune intérieur, qui a manifestement passé tout l'été à énormément travailler, encore marqué par la déception de cette élimination aux portes d'une nouvelle finale.
"Il m’a fallu quelques semaines pour prendre du recul (...) On fait tous ces efforts pour essayer d’atteindre le sommet et, quand on n’y arrive pas, on peut avoir le sentiment d’un échec complet." "Ce qui s’est passé ne changera pas mon approche, ni le sérieux et l’intensité avec lesquels je travaille", poursuit toutefois Holmgren, qui ne veut pas entendre parler de rivalité avec "Wemby" et botte également en touche lorsqu'on lui rapporte les soi-disantes critiques du Français à son encontre. "C’est une question qu’il faut lui poser." Une fois de plus, les deux hommes ne devraient pas se faire de cadeau mardi. Il en va de leur duel en très haute altitude.