Retour
La Formule 1 prévoit toujours de terminer sa saison 2026 au Qatar et à Abu Dhabi, malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient et même si Imola fait toujours figure de plan B.
Selon ESPN, les organisateurs souhaitent conserver le calendrier initial, mais aucune confirmation officielle supplémentaire ne serait prévue.
Une situation qui entretient l'incertitude au sein des écuries, alors qu'Imola se prépare à accueillir une éventuelle course de remplacement.
Le calendrier actuel prévoit une dernière série de trois Grands Prix : Las Vegas le 22 novembre, le Qatar le 29 novembre et Abou Dhabi le 6 décembre.
Cependant, le conflit au Moyen-Orient a déjà contraint la Formule 1 à modifier son programme cette année. Le Grand Prix d'Arabie saoudite a été annulé en avril, tandis que celui de Bahreïn a finalement été organisé en Malaisie, sur le circuit de Sepang.
La tenue des deux dernières manches reste donc surveillée de près. En septembre, la Formule 1 avait indiqué aux onze écuries qu'une décision définitive serait prise à la mi-octobre.
« Comme nous en avons discuté lors de la Commission F1, la mi-octobre représente la dernière échéance pour prendre une telle décision », avait confirmé Mattia Binotto, directeur d'Audi, à Bakou.
Selon les informations d'ESPN, au 15 octobre, la discipline prévoit toujours de se rendre au Qatar et à Abou Dhabi, après des échanges réguliers avec les autorités des deux pays. Toutefois, contrairement aux attentes des équipes, la F1 ne prévoirait pas de publier de communiqué confirmant explicitement le maintien des courses.
La position officielle reste que le calendrier demeure inchangé tant qu'aucune modification n'est annoncée.
Stefano Domenicali avait déjà tenté de rassurer le paddock lors du Grand Prix de Bahreïn organisé en Malaisie : « Le calendrier est confirmé : les deux derniers Grands Prix auront lieu au Qatar et à Abu Dhabi. C'est la direction que nous avons choisie sur la base des informations et des garanties dont nous disposons. »
La F1 avait ensuite précisé que ces propos ne signifiaient pas que la situation était définitivement réglée, une modification restant possible en fonction de l'évolution du contexte régional. Cette incertitude complique la préparation logistique des écuries, qui doivent organiser le transport de leur matériel et les déplacements de leur personnel.
En parallèle, le circuit d'Imola poursuit ses préparatifs, notamment avec l'installation de tribunes, afin de pouvoir accueillir une éventuelle course de remplacement. Selon ESPN, une modification du calendrier pourrait encore intervenir jusqu'à la mi-novembre. Une telle décision aurait également des conséquences sportives importantes, notamment dans la lutte pour le championnat du monde.
Si les deux dernières courses étaient annulées, le nombre de points encore disponibles diminuerait considérablement. Kimi Antonelli pourrait alors être mathématiquement sacré champion sans même prendre le départ d'une nouvelle course, en fonction de sa situation au classement.
Sur le plan commercial, l'organisation d'une épreuve à Imola permettrait également à la Formule 1 de respecter son engagement de disputer au moins 22 Grands Prix cette saison. Pour l'instant, le Qatar et Abu Dhabi restent donc officiellement au calendrier, mais leur tenue n'est pas totalement garantie.
La Formule 1 privilégie le maintien de son programme initial tout en conservant Imola comme solution de repli, une situation qui pourrait prolonger l'incertitude jusqu'aux dernières semaines du championnat.