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Après le départ de Nicolas Anelka pour Arsenal en 1997, les grands clubs européens ont recruté les grands espoirs du football français, à l’image de Liverpool avec Anthony Le Tallec et Florent Sinama-Pongolle. L’aventure chez les Reds a été mouvementée.
Contrairement à compère Florent Sinama-Pongolle, qui a été international français à une reprise, en 2008, Anthony Le Tallec n’a jamais goûté aux Bleus durant sa carrière. Même si l’attaquant, qui fête ses 42 ans, a été un très beau joueur. Les deux jeunes prodiges du centre de formation du Havre et des équipes de France de jeunes (finaliste de l’Euro U16 en 2011 et champion du monde U17 en 2011) sont arrivés ensemble, à 18 ans, à Liverpool, à l’initiative de Gérard Houllier, un technicien français remplacé par Rafael Benítez l’année d’après, en 2004.
Les deux Espoirs tricolores ont du temps de jeu lors de leur deuxième saison, en tant que doublures de Milan Baros, Djibril Cissé et Harry Kewell. Alors que Sinama enchaîne les matches de Premier League durant quelques mois (4 buts en 26 matches au total), Le Tallec, présenté comme « le nouveau Michel Platini » par les médias britanniques, est lancé en quart de finale aller de Ligue des champions contre la Juventus de Gigi Buffon, Lilian Thuram, Pavel Nedved et d’un duo Alessandro Del Piero-Zlatan Ibrahimovic !
Dans un Anfield en ébullition, Anthony Le Tallec vit la plus belle soirée de son passage liverpuldien puisqu’il est passeur décisif sur le but magnifique de Luis Garcia pour le 2-0 (après l’ouverture du score de Sami Hyypiä). Fabio Cannavaro réduit l’écart en seconde période sur une bourde de Scott Carson, mais les Reds se hissent dans le dernier carré puis en finale. Le Tallec est sur le banc contre les Blues en demi-finales mais n’est pas dans le groupe de la finale contre l’AC Milan, comme son ami Sinama-Pongolle, et assiste au “miracle d’Istanbul” pour Steven Gerrard et consorts (3-3, 3 tab à 2).
“Cela reste une grande fierté. Bien sûr, j’ai été très déçu que le coach (Rafael Benitez) ne me retienne pas. Surtout quand j’ai vu Kewell, avec qui j’étais en concurrence, se blesser au bout de vingt minutes. J’ai eu les boules”, a un jour raconté Le Tallec dans Le Parisien. Et d’ajouter: “Je suis allé récupérer ma médaille et j’ai pu toucher la coupe. Mais c’est en rentrant le lendemain à Liverpool que j’ai vraiment réalisé qu’on avait réussi quelque chose d’extraordinaire.”
Anthony Le Tallec n’est pas parvenu à s’imposer au LFC et ses prêts à Sunderland ou Sochaux n’ont pas été concluants. C’est en rejoignant la belle équipe du Mans de Rudi Garcia que l’attaquant (plutôt attaquant de soutien et donc utilisé en 10 ou sur les ailes) a lancé sa carrière, à 23 ans. Il n’est donc jamais devenu le nouveau Platini, en enchaînant des saisons écourtées par les blessure sà l’AJ Auxerre (2010-2013), Valenciennes (2012-2015) puis en Grèce et en Roumanie, avant sa fin de carrière à Orléans, en 2019.