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Volley-ball/Spacer's Toulouse : à 39 ans, le doyen Facundo Santucci a toujours la grinta !
Facundo Santucci, libero, capitaine et âme de la formation toulousaine./ DDM, Frédéric Charmeux

l'essentiel Joueur le plus âgé du championnat, le libero des Spacer’s Toulouse, Facundo Santucci (39 ans) va entamer samedi, face à Sète, sa 22e saison professionnelle, animé par la même passion et la même fougue. Et ce ne sera pas la dernière du capitaine de la formation toulousaine.

Vingt-deux ans après avoir commencé « comme deuxième passeur » à Boca Junior, son club de cœur, Facundo Santucci, repositionné en libero depuis belle lurette, sera encore sur le parquet, samedi, face à Sète pour l’ouverture de la saison au Palais des sports.
Une longévité rare qui fait de l’Argentin le joueur en activité le plus âgé du championnat, « quelque chose qui peut arriver quand tu as 39 ans » se marre l’intéressé. Son secret pour durer, il le doit selon lui à « cet esprit de compétiteur » qui l’anime depuis son plus jeune âge. « Quand je commence un championnat, je veux finir champion et meilleur libero » rigole-t-il à peine.

Passé par le Brésil, la Belgique, l’Italie, la Suisse, Poitiers, Rennes, « Facu » – comme tout le monde l’appelle ici – a fait de Toulouse sa deuxième maison. Après un premier passage entre 2013 et 2016, il y est revenu en 2021 avec un statut de capitaine que personne aujourd’hui n’oserait lui contester. « Tout le monde tient beaucoup à lui, c’est un peu le papa du groupe », résume Eric Maugard, son président.

« J’ai encore des choses à donner »

« J’aime ce rôle d’accompagnateur, assumer des responsabilités c’est quelque chose qui me plaît », reconnaît l’intéressé, très précieux cet été encore quand il a fallu épauler Erik Arjona, l’entraîneur adjoint des Spacer’s, en l’absence de Zago retenu avec les Bleus à l’Euro. « Son ressenti sur le groupe est primordial pour moi », avoue ce dernier concernant celui avec lequel il a joué trois ans (2013-2016) sous ce même maillot. « Je n’ai pas gagné beaucoup de titres en 22 ans (il a toutefois remporté plusieurs distinctions individuelles, NDLR) mais humainement j’ai donné tout ce que j’ai pu et j’aime à penser que c’est aussi ce dont on se souviendra », affirme Santucci à l’aube de cette nouvelle aventure.


À l’écouter, aucune chance que ce ne soit la dernière. « J’y pense forcément car j’ai bien compris que j’étais plus proche de la fin que du début (il sourit) mais je me sens super bien physiquement et mentalement et je sens que j’ai encore des choses à donner », se projette-t-il. « J’aimerais bien continuer à Toulouse mais on verra bien ce que le club voudra faire de moi » avance celui qui en attendant d’être fixé n’aura de cesse de marteler son mantra : « Rentrer sur le terrain avec 100 % d’énergie et ce qu’il faut de caractère ». Il faut reconnaître que ça conserve.