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Une toute petite balle, un tout petit monde, mais un public qui grandit de jour en jour à la Sud de France Arena, en même temps qu’il offre aux frères Lebrun un soutien inconditionnel. C’était à prévoir pour le grand retour de Félix et Alexis à la maison, un rendez-vous chargé d’adrénaline et de passion, magnifié par les supporters, qui ont donné tout ce qu’ils pouvaient. Malheureusement, ça n’a pas suffi.
Alexis (N.8), chouchou des tribunes, est passé tout près du succès, ce mercredi soir lors de son entrée en lice au WTT Champions Montpellier. Mais il a une nouvelle fois trébuché face au redoutable Patrick Franziska (N.18), 9-11, 4-11, 14-12, 11-7, 11-9, au bout du bout. Un premier tour dont le Montpelliérain se méfiait, bien qu’il soit mieux classé que son adversaire et qu’il ait remporté leur dernier duel, en juillet dernier. Franziska menait 5 victoires à 1 dans leurs confrontations directes et hier, malgré un combat de lions, le Montpelliérain est resté à la porte d’un 16e de finale qu’il pressentait piégeux.
Les premiers échanges donnèrent le ton d’un duel tendu et stressant, jusqu’à ce que le Français convertisse sa première balle de set pour prendre les devants. Comme si le plus difficile était fait. Franziska perdit alors le fil sous la pression d’Alexis, qui remportait en un éclair la deuxième manche et ratait quatre balles de matches dans la troisième… Tout était à refaire après la perte du 4e set. La suite aurait pu se jouer entre Alexis et le public, mais l’Allemand écrivit son scénario pour s’imposer irrésistiblement. "Cho" !
"Le soutien des supporters m’aide beaucoup, surtout en cette période d’octobre, on manque de jus avec l’enchaînement des tournois. Quand le public pousse, ça permet d’aller chercher les 2-3 % en plus qui peuvent faire basculer un match. Ça peut faire la différence dans les moments difficiles, quand vous êtes dominé, il faut pouvoir trouver les ressources. Jouer à la maison, ça aide", disait-il dimanche, juste après le tirage au sort. Bien vu.
Illustration parfaite dans le troisième set, qui vit le N.8 mondial se détacher (5-1), avant d’être rejoint (7-5) en perdant symboliquement le point de la partie, puis de rater quatre balles de match… On connaît la suite.
Quelques heures plus tôt, si Flavien Coton (N.23), battu en cinq sets par le Coréen Woojin Jang (N.10), avait pu nourrir des regrets, Simon Gauzy s’était montré fort inspiré et inspirant face au N.3 mondial Tomokasu Harimoto, épinglé en trois sets secs. Passé juste derrière cet exploit en clou du spectacle, Alexis Lebrun n’a pas réussi à se mettre au diapason.
Demi-finaliste de l’épreuve l’an dernier, d’ordinaire sublimé par l’ambiance de l’Arena, il voit sa route s’arrêter prématurément. Il n’y aura donc pas de quart de finale 100 % Lebrun, un "derby" qui était espéré par tout le public français. Sauf qu’un Lebrun en cache toujours un autre. Vendredi soir, en 8e de finale, il reviendra à Félix, opposé au Chinois Qihao Zhou (N.13), de défendre les chances de la famille.