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Les 2 jours de Montcuq dans le Lot : 50 ans d'une course équestre mythique
Les chevaux et les cavaliers des 2 jours de Montcuq traversent le village au départ et à l’arrivée de la course.
Les chevaux et les cavaliers des 2 jours de Montcuq traversent le village au départ et à l’arrivée de la course. © Cécile INGALLS

Les samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2026, Montcuq, dans le Lot,  s’apprête à vivre un week-end exceptionnel !

Pour la 50e édition de cette course d’endurance équestre mondialement connue, les 2 Jours de Montcuq promettent une nouvelle fois de faire vibrer le Quercy Blanc au rythme des sabots, dans une ambiance où l’exigence sportive se mêle à la convivialité et à la fierté d’un village tout entier.

Une édition vertigineuse à Montcuq

En 1977, Pierre Passemard avait imaginé une aventure un peu folle : faire courir des chevaux et leurs cavaliers sur les chemins du Quercy Blanc, au départ de Montcuq. Près d’un demi-siècle plus tard, son rêve est toujours bien vivant. Mieux encore, il a grandi, traversé les générations et acquis une renommée internationale.

Pour cette édition anniversaire, les chiffres donnent le vertige : 79 couples cavalier-cheval sont engagés sur l’épreuve reine, les fameux 2 x 100 kilomètres, soit 100 kilomètres le samedi et autant le dimanche. Un record européen sur cette distance, qui témoigne de l’attractivité de la course et de la qualité de son organisation.

À leurs côtés, 72 couples prendront le départ du 100 kilomètres disputé sur une seule journée.

Une course internationale avec 15 nations représentées et 24 cavaliers étrangers

Au total, 15 nations seront représentées, avec 24 cavaliers étrangers venus notamment d’Allemagne, d’Italie, de l’île Maurice, de Turquie, de Suisse, d’Angleterre, d’Australie, d’Uruguay, de Belgique, de Lituanie, des Pays-Bas, d’Équateur, d’Inde et d’Espagne. Certains auront traversé la planète pour rejoindre ce petit coin de France ! Une reconnaissance remarquable pour une épreuve née de l’intuition d’un homme qui croyait au potentiel de son village.

A l’origine de l’évenement

À l’origine de cette belle histoire, il y a Pierre Passemard. À une époque où l’endurance équestre restait une discipline encore confidentielle, il avait osé imaginer qu’un petit village lotois pouvait accueillir une grande compétition. Il avait fallu tracer les premiers parcours, convaincre les premiers bénévoles, accueillir les cavaliers et faire connaître l’épreuve.

Cinquante éditions plus tard, l’esprit des débuts demeure. Chaque départ, chaque passage de cheval et chaque arrivée portent un peu de cette aventure initiale. Cette édition historique est aussi une manière de rendre hommage à celui qui a su donner vie à son idée et transmettre une passion qui ne s’est jamais éteinte. À Montcuq, les 2 Jours font partie de ces rendez-vous qui donnent au village une atmosphère singulière. Le plaisir de voir ces belles montures traverser les rues, d’entendre le bruit des sabots sur le bitume, d’apercevoir les cavaliers concentrés avant le départ et les équipes qui s’affairent autour des chevaux fait partie de la magie de l’événement.

Départ et arrivée dans Montcuq

Le samedi matin, à 9 heures, les concurrents de l’épreuve reine s’élanceront du cœur du village, au milieu des commerces et des terrasses. Un départ spectaculaire et chargé d’émotion tant cette course est intimement liée à Montcuq.

Et puis il y a l’arrivée mythique rue du Faubourg-Saint-Privat, en plein cœur du village. Pour les concurrents, elle représente l’aboutissement d’un effort considérable. Pour les spectateurs, c’est toujours un moment d’admiration et parfois de soulagement, lorsque chevaux et cavaliers franchissent enfin la ligne après des kilomètres d’efforts.

Durant tout le week-end, Montcuq vit ainsi au rythme de la compétition. Les habitants croisent les cavaliers, les grooms, les vétérinaires et les familles venues de toute la France et de l’étranger.

Des bénévoles engagés

Derrière les performances sportives, il y a une réalité moins visible, mais absolument essentielle : le travail phénoménal des bénévoles. Depuis 1977, les 2 Jours de Montcuq reposent sur la motivation de femmes et d’hommes qui donnent de leur temps, de leur énergie et de leurs compétences pour que la course puisse exister. Année après année, ils préparent les parcours, balisent les chemins, installent les points d’assistance, organisent l’accueil des équipes, assurent le chronométrage, coordonnent la restauration et participent à la mise en place des espaces de contrôle vétérinaire.

Derrière chaque détail qui semble aller de soi se cachent des heures de préparation, des réunions, des installations, des vérifications et une multitude de gestes indispensables. Il faut anticiper les besoins, gérer les imprévus, orienter les participants, veiller à la sécurité et faire en sorte que chacun trouve sa place dans cette organisation complexe.

Un défi

Pour cette 50e édition, le défi prend encore une autre dimension. Accueillir un plateau aussi important, réunir des concurrents venus de 15 nations et faire face à une affluence exceptionnelle demande une mobilisation particulièrement intense. Les bénévoles doivent être au rendez-vous bien avant les premiers départs et le rester jusqu’aux dernières arrivées, sans oublier tout le travail qui se poursuit une fois la fête terminée.

La réussite des 2 Jours de Montcuq ne se mesure pas uniquement au nombre de concurrents engagés ou aux kilomètres parcourus. Elle repose également sur une attention constante portée à tous ceux qui font vivre l’événement.

L’endurance équestre est une discipline exigeante, dans laquelle la gestion de l’effort compte autant que la vitesse. Les chevaux passent par des contrôles vétérinaires rigoureux, destinés à vérifier leur état et leur aptitude à poursuivre la compétition. Leur bien-être reste au centre de l’épreuve.

Cette attention s’étend naturellement aux cavaliers, aux grooms, aux vétérinaires, aux officiels et à l’ensemble des équipes présentes. Accueillir autant de monde dans de bonnes conditions suppose une logistique importante, une coordination précise et une disponibilité de tous les instants.

Mais les organisateurs n’oublient pas non plus ceux qui vivent ici toute l’année. Préserver le village, respecter ses espaces, limiter les désagréments liés à l’affluence et maintenir de bonnes relations avec les habitants font partie de la réussite de la manifestation. La course doit trouver sa place dans le quotidien de Montcuq, sans perdre ce qui fait son charme et son identité.

Les commerçants et les hébergeurs du secteur sont eux aussi des acteurs importants de cette aventure. Les concurrents et leurs accompagnateurs viennent parfois de très loin et séjournent plusieurs jours sur le territoire. Restaurants, commerces, chambres d’hôtes, hôtels et autres hébergements participent ainsi à l’accueil de cette grande famille équestre. Pour l’économie locale, l’événement représente un rendez-vous précieux, qui fait travailler les professionnels et contribue à faire connaître le Quercy Blanc bien au-delà de ses frontières.

Le programme

Le samedi 31 octobre, les premières épreuves s’élanceront dès 8 heures, avec le départ des 100 kilomètres des CEI et CEN 1 étoile depuis le rond-point situé en dessous de la caserne des pompiers.

À 9 heures, place au départ des 2 Jours de Montcuq, en CEI et CEN 3 étoiles, sur le format de 2 x 100 kilomètres. Les premières arrivées sont prévues aux alentours de 15 heures.

Le dimanche 1er novembre, les concurrents de l’épreuve reine reprendront la route à 8 heures pour leur seconde étape de 100 kilomètres, depuis le même rond-point. Les arrivées finales sont attendues à partir de 14 h 30, au terme de deux journées qui mettront à l’épreuve l’endurance, la préparation et la complicité du binôme cavalier-monture.

Pour célébrer ce demi-siècle d’histoire, une rétrospective photographique sera également installée à la salle des fêtes de Montcuq. Premiers départs, visages des pionniers, chevaux marquants et bénévoles d’hier et d’aujourd’hui permettront de remonter le fil du temps. Les anciens concurrents, les familles et les habitants sont invités à venir partager ces souvenirs. Certains y retrouveront un parent, un ami ou une époque de leur propre vie.

Cinquante éditions, c’est bien plus qu’un anniversaire sportif. C’est une histoire collective, celle d’un village qui a su accueillir le monde entier autour d’une passion commune. C’est aussi le récit d’une organisation qui a grandi sans perdre son âme, portée par des bénévoles fidèles, des partenaires engagés et des habitants qui contribuent, chacun à leur manière, à faire de ce rendez-vous une réussite.

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