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Cent quinze bateaux s’élanceront de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) à destination de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), ce dimanche 1er novembre à 13h02. Parmi les concurrents de cette route du Rhum 2026, huit Ultims, dont celui d’Alexia Barrier (IDEC Sport-CIC), se distingueront par leur démesure : 32 mètres de long, 23 mètres de large et un mât qui culmine jusqu’à 38 mètres de hauteur.
Première femme à disputer cette course en solitaire dans cette classe de bateaux – en 1990, Florence Arthaud remportait la route du Rhum à bord de Pierre 1er, un trimaran Orma 60 pieds de 18,28 mètres -, Alexia Barrier dispose d’un des plus anciens Ultims, mis à l’eau en 2004, ainsi que de l’un des plus petits budgets : 1,5 million annuel contre 5 millions pour les plus grosses équipes.
Avec près de vingt traversées de l’Atlantique au compteur et une route du Rhum en Imoca en 2018, la Niçoise connaît bien le parcours. Surtout, elle a bouclé en janvier le Trophée Jules-Verne, à bord du même trimaran géant, en établissant le record du tour du monde en équipage 100 % féminin sans escales en 57 jours et 21 heures. Une expérience qu’elle compte mettre à profit pour bien figurer dans cette nouvelle aventure.
Vous êtes la première femme à prendre la barre d’un Ultim en solo pour un sprint à travers l’Atlantique. Dans quel état d’esprit prenez-vous le départ ?
Alexia Barrier
Navigatrice
Ça fait des années que j’avais envie de naviguer en Ultim en solitaire et je me sens vraiment privilégiée de pouvoir le faire. Il n’y a que 8 Ultims dans le monde et j’en fais partie...