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L’UA Vernoise a remporté une victoire étriquée sur des Nontronnais qui ont eu la balle de match en fin de rencontre, dimanche 25 octobre. Le CSN peut avoir quelques regrets
« On fait un match moyen mais on voulait gagner et on a gagné, c’est le principal. On retiendra les quatre points. » Nicolas Gal, le capitaine vernois, est lucide quant à la prestation des siens, dimanche 25 octobre à Nontron. L’UAV a failli tomber dans le piège tendu par les Couteliers.
Finalement, les Vernois signent une quatrième victoire, se hissent sur le podium (devant Bergerac qui a un match en retard) et laissent les Nontronnais en eaux troubles. « Cela reste un bon point, positive Sylvain Charbonnet, le coach du CSN. On a vu un autre état d’esprit que lors des précédentes journées. Après, je pense qu’on a été arbitré comme une petite équipe, c’est rageant. »
Les rouge et bleu se plaignaient notamment de l’arbitrage en mêlée, secteur qu’ils ont dominé sans être récompensés à leurs yeux. Les Vernois, en tout cas, ont su saisir leur chance. « À 17-26, on les remet dans le match. On fait des fautes, c’était haché, Nontron a été vaillant. Il faut savoir gagner petit », reprend Gal.
Un essai sur la première séquence de la rencontre a mis l’UAV sur les bons rails d’un match disputé sur un faux rythme permanent. En accélérant, les Vernois se sont créé des situations intéressantes mais les imprécisions ont été légion. Néanmoins, le deuxième essai, signé de l’inévitable Maxence Dessoudeix, vient récompenser une belle action des trois-quarts après une touche (11-14, 32e).
Les Nontronnais avaient vite recollé, par Thomas Lasmesuras exploitant bien un ballon tombé (5-7, 12e). Bien en place en conquête, ils se montraient toutefois aussi maladroits que leurs adversaires, malgré le temps sec au coup d’envoi, ce qui a peut-être d’ailleurs perturbé les deux formations. De coups de pied en mêlées, les ailiers n’ont pas forcément passé le plus bel après-midi de l’année.
« Vergt est une équipe qui a beaucoup de vécu collectif, de l’expérience et cela ne pardonne pas », estime Charbonnet. Ses joueurs n’ont toutefois pas à rougir, avec des individualités notables. La preuve, ils sont restés au contact tout le match et ont même eu la transformation de la gagne au bout du pied de Joffrey Tallet, du bord de touche, après une pénaltouche gagnante (25-26, 78e). Cependant, leur indiscipline et un manque d’opportunisme, en particulier en supériorité numérique, ont eu raison de leurs efforts.