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Ce vendredi soir (19 h 30), au stade Michel-Bendichou de Colomiers, le Racing Club Narbonnais a une réponse de caractère à donner suite à la lourde défaite contre Oyonnax (14-57). Avec une équipe fortement remaniée, les orange et noir ont l’occasion de se racheter dans les attitudes et sur les fondamentaux.
Il n’est pas facile de se relever après avoir reçu une gifle inattendue. Une claque si puissante qu’elle fait tourner la tête et oblige à se remettre en question. C’est un peu ce que le Racing Club Narbonnais a vécu, vendredi dernier, en recevant le leader Oyonnax (14-57). Une défaite large, très lourde, qui a laissé parler la déception et la frustration du manager audois Jacques Delmas après le coup de sifflet final. "Quand tu fais des prestations comme ça, c’est celui qui ne joue pas qui a le meilleur match. C’est toujours comme ça. Nous ne pouvons pas faire plus mal", a-t-il asséné ce jeudi matin en conférence de presse, au moment d’évoquer les onze changements dans sa composition d’équipe et les nombreux cadres laissés au bord de la Robine ce vendredi soir.
Mais ce bloc n’a rien d’un passage facile pour les Narbonnais. Après le leader à domicile, voici l’un des demi-finalistes de l’an dernier, cette fois à l’extérieur. "C’est un autre match, un contexte différent, convient à rappeler Jacques Delmas. Colomiers n’est pas à sa vraie place, ils ont fait un mauvais départ. Ils vont profiter de notre venue pour se remettre la tête à l’endroit. Nous n’allons pas y aller avec des confettis dans les cheveux et le résultat sera ce qu’on a mis dans le panier". Actuellement avant-derniers, une seule victoire en six matches et sept points au compteur, les Haut-Garonnais n’ont pas encore le visage d’une équipe visant à intégrer le Top 6.
Nous serions fous de ne pas jouer et mettre notre jeu en place.
Le Racing a donc deux choix : enfoncer encore un peu plus Colomiers dans les profondeurs du classement ou relancer cette équipe qui n’attend que ça. "Il faut y aller avec beaucoup d’humilité. Nous n’avons encore rien montré. Nous voulons travailler certains secteurs de notre jeu, défaillants contre Oyonnax, offensivement et défensivement", argue le manager Jacques Delmas. Et au pilier droit Baptiste Collet, titulaire pour la première fois de la saison sur ce déplacement, d’argumenter : "Nous avons été vexés, blessés la semaine dernière, pas seulement les 23 mais les 40 mecs. Nous avons tous travaillé ensemble, donc tout le monde est responsable. Nous y allons sans complexe, nous serions fous de ne pas jouer et de ne pas mettre notre jeu en place. Nous y allons avec du caractère, de grosses ambitions, notamment en défense après en avoir pris 57".
Après la prestation contre Oyonnax à domicile, le Racing doit se reprendre sur certains fondamentaux non négligeables à ce sport. L’engagement en fait partie, l’agressivité aussi, ce sont les premiers éléments qui ont manqué à cette équipe pour rivaliser davantage contre le leader. Ce n’est peut-être pas tant le résultat qui donne des regrets à Jacques Delmas, mais ce sont plutôt les attitudes qu’il reproche à ses joueurs. "Nous n’avons pas l’état d’esprit nécessaire d’une équipe qui veut défendre. Nous devons avoir des comportements plus adaptés à la Pro D2, nous ne pouvons pas nous permettre de faire des choses pareilles. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir peur de bien ou mal faire. J’ai envie qu’ils se libèrent, qu’ils jouent au rugby et prennent du plaisir. L’élément fédérateur sera la défense, j’en suis persuadé. C’est à eux de prendre leurs responsabilités", explique le manager des orange et noir.
Le message est très clair pour ce déplacement à Colomiers, le Racing a l’obligation de montrer un autre visage que celui observé contre Oyonnax il y a une semaine. Le résultat n’est pas secondaire, un succès serait même un immense exploit, mais cette équipe a davantage à prouver sur le terrain qu’au tableau d’affichage. Parce que si les Narbonnais ont un peu de cœur et de caractère, c’est à Michel-Bendichou qu’ils doivent passer leurs nerfs.