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« Ce qu’on a proposé dans le jeu est dur à accepter, c’était très stérile alors que c’était un match que les supporters avaient coché, qu’on avait coché. Les leaders ont pris le truc en main, confie ainsi Alexandre Kaddouri. On ne va pas se mettre la tête au fond du seau, le Top 14 est long, mais on ne peut pas laisser passer des défaites comme ça. On devait se dire les choses. Je pense que lundi a été bénéfique. »
« C’était super important. Mais même si les leaders ne l’avaient pas fait, tout le groupe est conscient et surtout déçu, enchaîne Thomas Lavault. On ne fait que des mauvaises entames à domicile. Pourquoi ? C’est un peu la question, on est en train d’essayer de modifier certaines choses pour y arriver. On a à cœur d’y remédier. »
« On devait jouer la 2e place, au final on se retrouve à égalité avec beaucoup d’équipes »
« On s’est posé la question au sein du staff : est-ce qu’on peut faire mieux avec l’échauffement ?, relaie Donnacha Ryan. Statistiquement, sur tous nos matchs, on n’est pas performant en première mi-temps puis on est pas mal en deuxième. On a besoin d’attaquer dès la première minute avec la bonne attitude. On se pose la question, pour essayer de changer quelque chose. L’UBB a été un bon « reality check » (un retour à la réalité, NDLR). »
C’est d’autant plus étonnant qu’en Top 14, le Stade Rochelais restait sur un match direct et agressif, notamment au sol, sur la pelouse de Lyon (16-28). Mais depuis le début de la saison, cette équipe est irrégulière, inconstante et illisible, rappelant ainsi que, malgré certains grands noms qui la composent depuis plusieurs saisons, elle est au début d’un cycle et ne dispose ni de la marge, ni de la maturité de sa prestigieuse devancière.
« Honnêtement, je ne sais pas », répond Lavault quand on avance cet argument. « Je pense que ce n’est pas le problème. Pour la plupart, même si on est jeunes, ça fait longtemps qu’on est dans le groupe, il y a des cadres qui nous montrent le chemin et qui étaient là justement pendant les grandes années, rétorque Kaddouri, 22 ans. Les discours sont les mêmes, on a tout ce qu’il faut pour avoir cette régularité. À nous de la trouver. »
« Le Stade Français n’est pas où il doit être au classement malgré les mêmes armes… »
Ce qui est sûr, « c’est qu’on va chercher des victoires compliquées à l’extérieur et qu’à domicile, on n’arrive pas à concrétiser. On devait jouer la 2e place, au final on se retrouve à égalité avec beaucoup d’équipes », regrette le pilier gauche. « Il faut surtout réagir sur notre rugby. Si on gagne, on peut rester en haut du classement. Mais si on perd, on peut vite retomber à la 7e ou 8e place », enchérit Valentin Bouju, 18 ans.