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Enzo Forletta (Perpignan) : "Dès cet été, j'ai senti qu'il y avait un état d'esprit particulier"
Usapiste de 2014 à 2020, Enzo Forletta est revenu à Perpignan cet été après 6 saisons à Montpellier.
Usapiste de 2014 à 2020, Enzo Forletta est revenu à Perpignan cet été après 6 saisons à Montpellier.

Menée 38-7 à la 52e minute de jeu à Toulouse le week-end dernier, l’USAP a réussi un tour de force en inscrivant 4 essais dans le dernier quart d’heure et en décrochant un très précieux bonus défensif sur le terrain des champions de France (38-33). Un point qui fait du bien et qui permet au club catalan de continuer à engranger de la confiance. 10e au classement à l’aube de la trêve internationale, Perpignan veut confirmer face à Toulon samedi à Aimé-Giral (21h05) pour partir en vacances l’esprit serein. De retour au club après 6 ans passés à Montpellier  et nommé capitaine pour la première fois contre l’UBB, le pilier perpignanais Enzo Forletta (32 ans) a la sensation que quelque chose s’est passé cette semaine en Catalogne… Interview.

Besoin de confirmer contre le RCT

Actu : Après le point de bonus défensif pris à Toulouse, vous sentez-vous plus attendus pour la réception de Toulon samedi ?

Enzo Forletta : Oui. Tout point pris à l'extérieur doit être confirmé à domicile en suivant car sinon, ce point n'est pas vraiment validé. C'est comme pour le bonus que nous avions ramené du Stade Français (28-26, NDLR) : il fallait absolument gagner à Aimé-Giral la semaine d'après (victoire contre Castres 43-29). Cela valide les points mais aussi le travail effectué. De toute façon, les matchs sont tellement compliqués dans le Top 14 qu'il y a une remise en question chaque semaine. Et d'autant plus à domicile car les équipes vont chercher des points partout désormais. Faire l'impasse à l'extérieur, ça n'existe plus...

Ce résultat chez les champions de France a-t-il engagé une autre dynamique à l'entraînement cette semaine ?

E.F. : Bien sûr. Disons que nous sommes allés au bout de nos efforts et de nos intentions lors de cette rencontre. On n'a rien lâché. Ce point vient le confirmer et ça fait du bien ! D'autant plus à Toulouse, où aucune autre équipe n'a pris de points jusque-là. Ceci dit, il faut être content, bien sûr, mais faut-il pour autant en faire une finalité ? Je ne suis pas sûr, car il y a eu énormément d'erreurs à gommer aussi durant cette rencontre. C'était bien, ok, mais il faut aller de l'avant maintenant et voir comment on peut faire les choses encore mieux à l'extérieur à l'avenir (l'USAP n'a pas gagné à l'extérieur en 2026-2027, NDLR).

Un état d’esprit en train de se créer ?

Cela peut-il toutefois être fondateur de quelque chose dans votre saison ?

E.F. : Quand il y a un état d'esprit, une volonté d'aller chercher quelque chose, alors il y a toujours un début de quelque chose... J'espère que c'est le cas, en tout cas, même s'il ne faut pas s'emballer. Après, je n'étais pas là l'an dernier, je ne peux pas parler pour le groupe de la saison dernière mais personnellement, dès cet été, j'ai senti qu'il y avait déjà un état d'esprit particulier.

"J'ai senti un état d'esprit où le groupe voulait aller de l'avant et ne plus penser aux difficultés passées. Donc pour moi, ça a déjà démarré dès cet été. Après, bien sûr, c'est au fur et à mesure des résultats que cela se valide. Parfois, on peut bien se préparer et ne pas confirmer durant la saison. Mais, oui, en termes d'état d'esprit, il y a peut-être quelque chose qui se crée, au-delà de tout l'aspect technique, tactique, précision qu'il faut améliorer."

Avant votre retour à Perpignan, vous aviez joué contre l'USAP à plusieurs reprises avec le MHR. Vous savez combien des matchs face à son ancienne équipe sont spéciaux. 9 Perpignanais sont passés par le RCT. Comment les sentez- vous ?

E.F. : Je pense que ce sera particulier pour eux, c'est sûr. Moi, ça l'a été à chaque fois... Mais ce qui est bien, c'est que les joueurs concernés ne laissent rien transparaître cette semaine. Je pense qu'ils se préparent de la meilleure des façons car ils ne se laissent pas envahir par l'émotion. Et c'est la meilleure des choses à faire dans ces cas-là.

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