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Il domine les séances et impressionne ses partenaires, mais doit encore convaincre Luis Enrique de lui faire confiance lors des rendez-vous majeurs.
La concurrence est féroce au PSG, mais un joueur se distinguerait actuellement plus que tous les autres lors des séances au Campus. Il ne s’agit ni de Kvaratskhelia, ni de João Neves, ni même de Vitinha. Selon les informations du Parisien, certains membres du vestiaire considèrent Warren Zaïre-Emery comme le Parisien le plus performant à l’entraînement.
Le milieu de 20 ans s’appuie notamment sur une condition physique impressionnante. Assidu en salle de musculation, il possède un volume de jeu, une puissance et une solidité dans les duels qui lui permettent d’interpréter plusieurs rôles. « Dans les duels, il est hypercostaud », souligne Abou Diaby, particulièrement marqué par sa capacité à résister physiquement aux attaquants les plus puissants.
Cette domination observée à l’entraînement ne lui garantit pourtant pas une place permanente dans le onze. Zaïre-Emery avait notamment commencé la dernière finale de Ligue des champions sur le banc après avoir été titulaire lors de quinze des seize rencontres précédentes. Sa polyvalence représente également un paradoxe : indispensable pour équilibrer l’effectif, il peut être déplacé au poste de latéral au lieu de s’installer durablement dans l’entrejeu.
Luis Enrique tient pourtant un discours sans ambiguïté. L’entraîneur estime qu’aucun joueur ne possède davantage d’importance que Zaïre-Emery et le présente comme un élément « fondamental ». Sa titularisation contre Manchester City à la place de João Neves a constitué un premier signal. Mais le Français veut désormais obtenir davantage que des compliments. Après être revenu plus tôt de vacances et avoir suivi une préparation individualisée, il entend transformer ses performances quotidiennes en titularisations lors des grands matchs.
Le choc de mardi contre le FC Barcelone pourrait lui offrir une nouvelle occasion de franchir ce cap. S’il est titularisé, Zaïre-Emery aura la possibilité de rappeler qu’il ne brille pas seulement au Campus, mais qu’il peut aussi peser lors des soirées européennes les plus exigeantes. Une manière, également, de donner une réponse sportive à la déception vécue contre Arsenal, lorsque Luis Enrique l’avait laissé sur le banc avant de reconnaître lui-même l’injustice de sa décision. Le joueur qui impressionne tout le monde à l’entraînement ne veut plus regarder les finales depuis le banc.