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Charles Leclerc aborde le Grand Prix des États-Unis avec un optimisme mesuré : Ferrari introduit de nouvelles évolutions sur sa SF-26 à Austin, mais le Monégasque préfère tempérer les attentes.
Il espère néanmoins que ces améliorations permettront à la Scuderia de réduire son retard et de retrouver la lutte pour la victoire.
Ferrari poursuit le développement de sa monoplace à l'approche de la dernière partie de la saison 2026. Pour le rendez-vous texan, l'écurie italienne apporte plusieurs nouveautés techniques destinées à améliorer les performances de sa SF-26.
Interrogé sur leur potentiel, Charles Leclerc refuse cependant de présenter ces évolutions comme une transformation majeure de la voiture : « Les nouveautés ? Rien de révolutionnaire, mais j'espère qu'elles nous aideront à faire un pas vers la victoire. », explique le pilote Ferrari.
Le Monégasque estime que la hiérarchie pourrait être particulièrement serrée à Austin, où les quatre principales écuries devraient, selon lui, se retrouver dans un mouchoir de poche.
Dans ce contexte, même une amélioration relativement modeste pourrait avoir des conséquences importantes sur le classement : « Je m'attends à ce que les quatre meilleures équipes soient très proches, c'est certain. Récemment, nous avons vu qu'une petite évolution pouvait faire passer une équipe de la quatrième à la première place. Red Bull l'a clairement démontré. »
Leclerc fait ainsi référence aux progrès réalisés par l'écurie autrichienne, qui a retrouvé de la compétitivité après une période plus compliquée.
Ferrari espère désormais reproduire une partie de cette progression : « Je ne m'attends à rien de spectaculaire, mais j'espère que ces nouveautés nous permettront de franchir le petit cap nécessaire pour nous battre pour la victoire. »
Au-delà des évolutions techniques, Leclerc est également revenu sur les difficultés particulières imposées par la réglementation 2026. Les nouvelles monoplaces, dont les unités de puissance accordent une place beaucoup plus importante à l'énergie électrique, obligent les pilotes à adapter leur manière de conduire.
La gestion de l'énergie et les caractéristiques des voitures nécessitent parfois des approches inhabituelles : « Cette année, plus que par le passé, nous avons parfois dû adopter des styles de pilotage vraiment particuliers », reconnaît-il.
Leclerc considère néanmoins que ces contraintes constituent aussi une occasion de progresser et d'élargir ses compétences. Dans cette démarche, le Monégasque souligne l'importance de sa collaboration avec Lewis Hamilton.
Depuis l'arrivée du septuple champion du monde chez Ferrari, Leclerc explique avoir beaucoup appris en étudiant ses techniques de pilotage et ses différentes approches : « J'ai un carnet rempli de notes. J'en ai probablement davantage que jamais depuis que Lewis a rejoint l'équipe », confie-t-il.
Enfin, le Monégasque a salué la remarquable saison d'Andrea Kimi Antonelli, qui se rapproche du titre mondial au volant de sa Mercedes : « Il a été presque parfait. Je pense donc que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il remporte le championnat, et ce sera un succès amplement mérité. »
À Austin, Ferrari tentera de profiter de ses dernières évolutions pour se rapprocher des équipes de tête. Quant à Leclerc, il restera en relation permanente avec Monaco où son épouse doit donner naissance à leur premier enfant dans les prochaines semaines.