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L'une des plus anciennes salles du handball français va renaître, un an et demi après avoir été incendiée
Le gymnase Auguste Delaune à Ivry-sur-Seine, avant l'incendie de février 2025 qui a détruit une partie du bâtiment.
Le gymnase Auguste Delaune à Ivry-sur-Seine, avant l’incendie de février 2025 qui a détruit une partie du bâtiment.

Ses murs en brique rouge, son toit en tôle et son intérieur minimaliste lui conféraient un charme particulier. Loin des canons de beauté attribués aux enceintes modernes, il détonait. Puis, en quelques minutes, soixante-dix ans d’histoire sont partiellement partis en fumée. Ravagé par les flammes en février 2025, le gymnase Auguste-Delaune à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) va renaître, métamorphosé, le samedi 7 novembre 2026.

Un an et demi après l’incendie, l’US Ivry handball a récemment annoncé sur les réseaux sociaux l’inauguration de l’infrastructure à l’occasion d’une journée de festivités. « Au terme d’une rénovation complète menée par la ville d’Ivry-sur-Seine, Delaune vous accueille pour une journée inaugurale », a fait savoir le club historique de la salle, multi-champion de France, et actuellement en deuxième division.

La réouverture au public démarrera à 14h30 avec des animations, de la restauration et des rafraîchissements. Puis, le moment fort interviendra à 17 heures avec un match de gala entre l’équipe composée des champions de France 2007 et l’équipe de France des plus de 45 ans. Parmi les joueurs majeurs, Luc Abalo, né dans la ville, et révélé à l’US Ivry avant de devenir une figure du hand mondial en glanant trois titres olympiques avec l’équipe de France. L’entrée sera libre « dans la limite des places disponibles », indique le club.

Pour revoir les joueurs ivryens en action à Delaune, il faudra attendre le 20 novembre 2026 lors d’une rencontre contre Saintes. Aucune information n’a été communiquée par le club concernant la capacité du nouveau gymnase, qui pouvait accueillir jusqu’à 1500 supporters avant l’incendie.

Le lundi 24 février, le feu s’était propagé sous la toiture du gymnase, construit en 1953, en pleine rénovation. « Une intervention technique » dans le cadre du chantier avait alors été invoquée par les pompiers de Paris pour expliquer les flammes. Le maire Philippe Bouyssou (PCF) avait promis de rouvrir un « gymnase rénové, prêt pour les générations à venir ».