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Disponible parmi les bénévoles, l’ancien arrière pontois Frédéric Charruaud est désormais en première ligne pour rassasier tout son petit monde bleu et blanc
Ex-footballeur à Mosnac, fondé par son grand-père, Frédéric Charruaud était prédisposé pour faire des pâtés face aux perches. Pour ce boucher-charcutier à la ville, reconverti à l’ovale, nul besoin en effet de jouer devant pour faire des petits tas. Ne comptez pas sur le marmiton du dimanche pour faire la taupe. La cuisine interne reste jalousement gardée par celui qui n’a pas besoin de siffler la fin de la récréation pour voir débouler les estomacs affamés.
Dans la cité du donjon, personne ne fait du boudin devant la pitance servie par celui qui a fini par déménager les pianos en fin de carrière. « J’ai commencé le rugby en cadet à Pons car j’étais apprenti chez le président du club, Marcel Guilbeau. Après une saison, j’ai arrêté faute d’effectif. Mon père n’était pas trop chaud pour que je joue au rugby même si ensuite j’ai fait les deux sans lui dire. Depuis il est fan. Dans l’est, à l’armée, on a même créé une équipe, se souvient celui qui était arrière à ses débuts. Je n’étais pas maladroit des mains. Hormis une saison à Jarnac, j’ai joué à Pons de 22 ans jusqu’à 45 ans. J’ai terminé troisième ligne pour dépanner, j’aimais courir et plaquer. » Voilà pour les revendications de “Fred” Charruaud, qui arbitra de 28 à 55 ans avant d’être représentant fédéral durant 4 ans.
Parmi la vingtaine d’éducateurs que « beaucoup nous envient, j’interviens auprès des U12-14. Les féminines ont apporté une nouvelle façon de voir le rugby », souligne le fidèle serviteur du ROP.