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François Bourrié a affronté l’enfer des sentiers de la Diagonale des Fous
François Bourrié, trailer cévenol, a franchi l’arche "Finisher".

François Bourrié, Viganais dans l’âme, est un passionné de trail ; il est vrai que le pays viganais est un merveilleux terrain de jeu pour pratiquer une telle discipline. Jeudi 15 octobre, à 22 heures, ce traileur cévenol, s’est élancé pour un sacré défi : le Grand Raid de la Diagonale des Fous, à l’île de la Réunion, 180 km pour 10 200 m de dénivelé positif dans le temps limite de 66 heures. Ce parcours traverse l’île du sud au nord.

Un défi parmi les plus difficiles au monde

Pour les spécialistes, c’est certainement l’un des ultra-trails les plus difficiles au monde avec un taux d’abandon de 35 %. Cette 34e édition a rassemblé 2 839 "Fous" sur le front de mer de Saint-Pierre. Pour François, qui a des ultra-trails à son palmarès, comme l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (l’UTMB), " il y avait de l’appréhension car je m’attendais à souffrir mais pas à ce point. J’ai fait longtemps en amont une préparation physique, un plan d’entraînement d’ultra-trail dans la durée mais cette course sans bâtons s’est avérée plus difficile physiquement et mentalement… Reliefs très escarpés, climat extrême, pluies tropicales, boue, 5 °C la nuit dans le cirque de Mafate, et 30 °C la journée. C’est vraiment un aboutissement, la course d’une vie, un monument", a précisé François.

Trois jours et trois nuits d’efforts continus

Les facteurs de difficulté sont nombreux avec des sentiers de montagne très escarpés jusqu’à 2 200 m au Maïdo, racines, grandes marches d’escalier naturelles, cailloux glissants.

"Les descentes parfois à 30° sont souvent plus effrayantes et traumatisantes que les montées, jusqu’à 45° à Mafate parcourues à la lampe frontale. Dans ces paysages grandioses aux difficultés extrêmes, à flanc de falaise, le plus grand risque est la perte de lucidité après 3 jours et 3 nuits d’efforts continus. Le manque de sommeil et l’apparition de douleurs mettent l’organisme à rude épreuve", a ajouté François.

Ce challenge est un voyage intérieur, courir de jour comme de nuit (23 heures pour le vainqueur, 66 heures pour les derniers). Il pousse les participants dans leurs derniers retranchements. Aussi, à l’arrivée à Saint-Denis, après l’arche "Finisher", on offre au concurrent le fameux tee-shirt "J’ai survécu", rappel du défi extrême de la Diag’.

Correspondant Midi Libre : 06 88 56 25 83

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