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D’abord très fade puis incapable de concrétiser ses balles de marque, voire de match, le BO concède un match nul très frustrant face au SA XV ce vendredi (27-27). La place dans les six des Biarrots ne tient qu’à trois points
Qu’elle est triste cette image d’Iban Laclau, agenouillé face aux perches après avoir manqué la pénalité de la gagne. Que le demi d’ouverture se rassure. D’abord, son BO n’a pas perdu contre Angoulême. Ensuite, ce match nul au goût amer ne lui est pas imputable. Les siens ne le doivent qu’à une première demi-heure absente, et un manque de réalisme crasse dans le second acte. Les Biarrots, 4es, ne sont qu’à trois points de la 8e place...
Qu’elle est triste cette image d’Iban Laclau, agenouillé face aux perches après avoir manqué la pénalité de la gagne. Que le demi d’ouverture se rassure. D’abord, son BO n’a pas perdu contre Angoulême. Ensuite, ce match nul au goût amer ne lui est pas imputable. Les siens ne le doivent qu’à une première demi-heure absente, et un manque de réalisme crasse dans le second acte. Les Biarrots, 4es, ne sont qu’à trois points de la 8e place avant de se rendre à Grenoble vendredi prochain.
En programmant le 5e contre le 7e de Pro D2, avec trois points d’écart entre eux, Canal+ flairait sans doute le match enlevé. Raté. La première demi-heure a offert tout l’inverse d’une bonne pub pour le rugby. Très peu de jeu, encore moins de ballons pour le BO, qui pouvait s’estimer presque heureux de tourner à 21-20 à la 30e minute.
Les joueurs de Boris Bouhraoua pouvaient remercier la maladresse fatale des Angoumoisins, qui laissaient glisser deux renvois dans leurs cinq mètres. Sanctionnés à chaque fois d’un essai, d’abord de Vailanu (10e) puis d’Hiriart-Urruty (17e). Le troisième essai biarrot ? Encore un cadeau, avec une passe dans les chaussettes d’Aprasidze suivie d’un atermoiement de son ouvreur Berges. Dyer concluait après quelques pick and go (27e).
Le score était peut-être la seule satisfaction des Biarrots dans ces 30 premières minutes. Il compensait une mêlée et un Pirlet en souffrance (2 pénalités concédées sur leur introduction). Une envie très charentaise surtout. Le SA XV ouvrait la marque par deux pénalités de Berges (0-6, 8e). Et faisait lui aussi mal sur les renvois, bien tapés par le demi d’ouverture de 22 ans.
Aprasidze en profitait le premier (7-13, 14e), avec en prime un carton jaune contre le capitaine biarrot du soir, Lesgourgues. Le 3e ligne Mitu réglait ensuite à la course Tapie, après un coup de pied rasant de son ailier Farissier (14-20, 20e).
Il fallait attendre la demi-heure de jeu pour commencer à en voir. Avec un BO enfin reconnaissable, qui volait des touches (Jegerlehner) et faisait vivre le ballon. Pour être au final assez mal récompensé, par une unique pénalité de Dolhagaray à la sirène (24-20).
Le match avait le mérite d’être lancé. De quoi faire souffler les commentateurs qui étaient à court d’anecdotes pour meubler. Aguilera restait en revanche sous pression. Ses protégés gâchaient chacune de leurs munitions. Deux grattages de suite ? Une touche perdue juste derrière (50e). Un superbe 50-22 de Paia’aua jusque dans les 5 mètres adverses ? Une mêlée qui explosait encore côté droit (58e). Darbaidze avait pourtant remplacé Pirlet.
À force, les Biarrots se faisaient évidemment surprendre. Sur une touche presque anodine à la médiane, l’ailier Barrett (aucun lien, il est Irlandais) se faisait la malle côté droit. Au soutien, Proult, déjà auteur d’un essai sur ce même terrain il y a deux saisons, jetait un coup de froid sur Biarritz (24-27, 60e). Elissondo, tout juste prolongé (2030), était à un rien de remettre les siens devant. Mais la passe au pied de Laclau rebondissait devant l’ailier. Devant la ligne surtout. Le demi d’ouverture égalisait quand même en ajustant les perches (27-27). Et aurait aimé pouvoir en dire autant quinze minutes plus tard.