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Il y a des phrases qui résument une saison. Celle-ci en fait partie : « C’est frustrant, agaçant même. » Jeudi soir, au micro des diffuseurs, après la défaite de l’OM face à l’Olympiakos (0-1) en Ligue Europa, Bruno Genesio n’a pas cherché à masquer sa colère, rapporte Score.fr. L’entraîneur marseillais a dressé un constat sans fard : « Ça fait maintenant 8 matchs, seulement 2 victoires. »
Puis il a poursuivi, visiblement las : « C’est difficile de répéter quasiment les mêmes choses après les matchs. Il faut plus, beaucoup plus. Ça fait 4 mois qu’on est là, nous le staff, et on doit avancer plus vite. »
Le coup de sang. Enfin.
Le contraste avec la veille est saisissant. Mercredi, en conférence de presse, interrogé sur les performances d’Angel Gomes, Genesio avait pris la défense de son milieu de terrain : « Je suis globalement satisfait de ce qu’il fait depuis le début de la saison, même si ça a été plus compliqué à Troyes. » Un discours rassurant, presque protecteur.
Vingt-quatre heures et une défaite plus tard, le ton n’est plus le même. Ou plutôt, la patience a atteint ses limites.
Ce qui agace Genesio, c’est le scénario. Face à l’Olympiakos, l’OM a dominé la rencontre et s’est créé neuf occasions franches, selon Score.fr. Sans marquer une seule fois. Le but grec, lui, est venu sur coup de pied arrêté, juste avant la pause. Un résumé cruel de la saison marseillaise : beaucoup d’efforts, peu de récompense.
Rarement une équipe aura autant dominé pour aussi peu de résultats. Résultat : après deux journées, l’OM pointe dans le bas du classement de la phase de ligue de la Ligue Europa, avec zéro point. Et les supporters, eux, ont déjà fait entendre leur colère à la sortie du stade.
Genesio ne se dédouane pas pour autant. En évoquant les « quatre mois » passés à la tête de l’équipe avec son staff, l’entraîneur reconnaît implicitement sa part de responsabilité. Arrivé cet été pour relancer un club en souffrance, après un mercato sans aucune recrue, il sait que le temps joue contre lui.
Et le calendrier ne lui laisse aucun répit : déplacement à Angers dimanche (15h) en Ligue 1, puis à Graz, face au Sturm, en Ligue Europa la semaine suivante.
Au fond, le message s’adresse surtout à ses joueurs. « Il faut plus, beaucoup plus » : difficile d’être plus clair. Le vestiaire va forcément l’entendre. Reste à savoir comment il réagira.
Treizième de Ligue 1 après sa victoire à Troyes, l’OM est sorti de la zone rouge. Mais à Marseille, ce n’est pas un classement qu’on vise. C’est une ambition. Et pour l’instant, elle semble encore bien loin.