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Il y a six mois à peine, Old Trafford chantait son nom. Arrivé en janvier 2026 pour un intérim, Michael Carrick avait transformé Manchester United en meilleure équipe d’Angleterre sur l’année civile, avec 29 points pris en 13 matchs et un billet pour la Ligue des champions à la clé. Récompense : un contrat jusqu’en juin 2028. Le conte de fées avait tout pour durer.
La rentrée a douché l’enthousiasme. Avant la réception de Tottenham, United pointait à la 12e place de Premier League, avec cinq petits points en cinq journées (une victoire, deux nuls, deux défaites). Entre-temps, il y a eu l’humiliation en League Cup : mené 0-2 à domicile, Brighton est venu s’imposer 3-2 à Old Trafford. De quoi rappeler à tout le monde que, dans ce club, le crédit s’épuise à une vitesse folle.
C’est dans ce contexte que Fabrizio Romano a lâché l’information, sur sa chaîne YouTube. Selon le journaliste italien, United, qui n’a pas réalisé tout le mercato estival souhaité, compte bien attaquer la fenêtre de janvier. Avec quel budget ? « Pas des sommes folles, mais de quoi faire quelque chose », résume-t-il.
Romano a aussi levé le voile sur l’été raté. Si les Red Devils n’ont pas conclu certains dossiers en fin de mercato, c’est que, selon eux, les bons profils n’étaient tout simplement pas disponibles à quelques jours de la clôture. Un choix assumé, donc. Mais un choix qui coûte cher aujourd’hui.
Tout le paradoxe est là. En interne, on continuerait de croire en Carrick, et aucune décision précipitée ne serait à l’ordre du jour. Mais les résultats devront s’améliorer pour qu’il conserve son poste, et pour qu’il dispose de l’enveloppe promise cet hiver. En clair : sans victoires, pas de renforts. Et sans renforts, comment gagner ?
Le calendrier, lui, ne fait pas de cadeau. Entre la Premier League et la Ligue des champions, où United doit notamment accueillir la Roma, l’automne s’annonce décisif. Chaque faux pas pourrait peser lourd au moment de valider les cibles.
Côté noms, plusieurs dossiers circulent déjà. Selon Fussball News, United aurait fait d’Alphonso Davies une priorité, alors que le Bayern réclamerait entre 60 et 65 millions d’euros pour son latéral canadien. Dani Olmo figure lui aussi sur les tablettes mancuniennes, même si le club ne semble pas prêt à payer le prix fort exigé par le Barça en plein hiver.
L’ancien capitaine Antonio Valencia a, de son côté, glissé son idée : un milieu comme Moisés Caicedo, puis un défenseur central et un latéral. Un conseil d’ancien. Ou plutôt, une liste de courses qui en dit long sur l’ampleur du chantier.
Les dés ne sont pas encore jetés. Mais à Manchester, tout le monde l’a compris : le mercato d’hiver pourrait bien décider de l’avenir de Carrick autant que de celui de la saison.