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Longtemps dominateurs, les Belvésois ont fait trembler Millau sur sa pelouse, dimanche 25 octobre. Pragmatiques et organisés, les Sangliers ont finalement subi le réveil aveyronnais avant d’échouer dans un final irrespirable
Le Stade Belvésois va avoir des regrets pendant longtemps. La défaite concédée dimanche 25 octobre à Millau va en laisser car les Sangliers ont longtemps cru tenir un joli coup face à l’ogre de cette poule. Sans une ultime résistance des locaux, les Périgordins auraient bien pu repartir avec une victoire de prestige.
Dans des conditions automnales, Belvès avait pourtant parfaitement récité sa partition. Là où les Aveyronnais multipliaient les approximations, les visiteurs imposaient un rugby pragmatique, fait d’occupation et de pression territoriale. Jeu au pied millimétré, 50-22 et conquête agressive : les rouge et blanc dictaient le tempo.
Devant, le pack emmené par son capitaine Tiago Rodrigues prenait l’ascendant, notamment sur les ballons portés. Derrière, le buteur argentin Manuel Farias concrétisait cette domination avec une précision redoutable. À la pause, Belvès menait logiquement face à un SOM sans solution (0-9).
Mais le retour des vestiaires changeait la donne. Revigoré par trois changements, Millau inversait le rapport de force. Après un essai refusé à Mguca, Roques trouvait la faille en force avant que Grangeon ne conclue une offensive des trois-quarts (12-9, 48e). Deux pénalités de Calvi plus tard, Belvès semblait avoir laissé passer sa chance (18-9, 55e).
C’était sans compter sur le caractère des visiteurs. Farias sanctionnait une nouvelle faute millavoise et relançait le suspense (18-12, 65e). Les dernières minutes viraient alors au siège en règle. Installés à cinq mètres de l’en-but, les Belvésois multipliaient les assauts. Deux touches et une ultime munition pour tout renverser. Mais la défense locale résistait jusqu’au grattage décisif de Mguca.
Belvès repart avec le point de bonus défensif, mais pas sans certitudes. Malgré un passage à vide coûteux, les Périgordins ont démontré qu’ils possédaient les armes pour bousculer les cadors de la poule. Reste à transformer ces promesses en points après le week-end de coupure, lors de la réception de Figeac, dimanche 8 novembre, par exemple.