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Récemment pointé du doigt par Jean-Pierre Papin, Ali Zarrak, ancien responsable de la Pro 2 à l’Olympique de Marseille, lui a répondu...
Longuement interrogé dans les colonnes de L’Equipe à l’occasion de la sortie d’un documentaire qui lui est consacré, Jean-Pierre Papin était notamment revenu sur son retour à l’Olympique de Marseille en tant que conseiller du président Pablo Longoria puis comme entraîneur de la réserve.
L’ancien buteur avait confié avoir été victime de « harcèlement moral pendant un an et demi » de la part d’Ali Zarrak, ancien adjoint de Medhi Benatia. Une accusation dont s’est défendu l’intéressé. « Il dit qu’il a subi du harcèlement moral, qu’une enquête ne serait pas allée au bout. C’est totalement faux. Les conclusions ont été rendues et disent simplement qu’il n’y avait aucun harcèlement de ma part », a-t-il expliqué au quotidien sportif, ajoutant: « Jean-Pierre a pris certaines libertés qu’il n’aurait pas dû prendre. On ne se comporte pas à l’OM comme au centre aéré ou dans un club de loisirs du dimanche. »
Et l’ancien dirigeant marseillais de citer quelques faits caractérisés. « Quand on part en déplacement, et il le dit lui-même, il amène ses chiens et dit qu’il les a laissés dans le bus. Non, non. Quand on est arrivés sur le parking, je lui ai expliqué que ce n’était pas possible. Donc il a pris sa voiture et les a mis ensuite dans le bus. Mais on ne fait pas ça. Cela s’appelle le professionnalisme », a-t-il soufflé.
« Un dimanche d’octobre, on joue contre Montpellier avec les pros. Vous comprenez que je sois choqué quand je vois Jean-Pierre arriver avec le maillot de Montpellier pour entraîner. C’est une provocation ? Le premier gêné, c’est moi, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas très agréable de devoir sermonner quelqu’un de son envergure et qui a l’âge d’être votre père. »
A en croire Ali Zarrak, Jean-Pierre Papin lui a également menti de manière éhontée en se réfugiant derrière la maladie de sa fille Emily pour être dispensé d’une séance d’entraînement. « Moi, j’étais invité au match Maroc-Espagne. On va au stade et vous comprenez que j’ai pu exprimer un certain sentiment de dégoût quand je me suis aperçu que Jean-Pierre était au Vélodrome, dans la loge d’à côté, en train de boire du champagne, alors qu’il m’expliquait avoir un rendez-vous », a-t-il raconté, ajoutant encore: « Un autre jour, on va jouer un match de développement à Lens avec la réserve et, à l’entrée du stade, il y a une stèle pour l’ancien coach de Lens, Daniel Leclercq. Il est arrivé, il crache sur la stèle. Les bras m’en tombent. Je suis dans un film de science-fiction. »