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L’affaire remonte au mois de mars dernier, avant une rencontre de Ligue 2 entre Grenoble et l’AS Saint-Étienne. De violents affrontements avaient alors éclaté entre supporters des deux équipes, faisant plusieurs blessés. Mais un autre épisode continue aujourd’hui de susciter des interrogations. Un supporter affirme avoir été victime de violences policières particulièrement graves lors de ces incidents, avec des conséquences physiques importantes.
Selon les éléments rapportés par L’Équipe, le plaignant assure avoir reçu un coup de matraque en plein visage, lui occasionnant notamment 70 points de suture, un enfoncement de la boîte crânienne, plusieurs interventions chirurgicales et 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Sa plainte a pourtant été classée sans suite en août 2026. Une décision que conteste l’Association nationale des supporters (ANS), qui a annoncé ce mercredi vouloir obtenir davantage de réponses sur les circonstances de ces blessures.
Dans un communiqué, l’association tient d’abord à rappeler qu’elle condamne les affrontements survenus entre supporters. Mais elle estime que ces incidents ne doivent pas empêcher un examen indépendant des accusations visant les forces de l’ordre. L’ANS entend ainsi « veiller à ce que la justice puisse se prononcer en toute indépendance sur les violences de policier qui s’en sont suivies et qui ont conduit à un drame ». Selon l’association, le parquet général a été saisi après le classement sans suite de la plainte, et elle souhaite désormais que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire.
Pour maintenir l’attention sur la situation du supporter blessé, des actions de soutien sont prévues dès ce week-end dans les tribunes. À ce stade, les accusations formulées par le plaignant n’ont pas donné lieu à des poursuites, et les circonstances exactes de ses blessures restent contestées.
— Asso.Nat.Supporters (@A_N_Supporters) October 28, 2026