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Marseille-Cassis : les bénévoles au cœur de la course

800 personnes, 190 missions. Sans les bénévoles, Marseille-Cassis AG2R La Mondiale ne pourrait tout simplement pas avoir lieu. Des femmes et des hommes qui s'investissent ensemble pour le même objectif avec un plaisir communicatif.

Avant, pendant, après... Ils sont là. Près de 800 bénévoles répondent chaque année présent pour le bon déroulé de Marseille-Cassis AG2R La Mondiale. Sans eux, il n'y aurait pas de course. "Des gens extraordinaires, souligne Claude Ravel, président de la Sco Sainte-Marguerite. Ils apportent de la gaieté et de la convivialité, pour que tous les coureurs soient heureux. C'est vraiment exceptionnel, hyper important." Gros plan sur ces passionnés.

Véronique Requena : "Une fierté"

C'est devenu un rituel et hors de question d'y couper. "Dans la famille, il est interdit de partir en vacances sur la période de Marseille-Cassis. Au mois d'octobre, je ne vis que pour la course", sourit Véronique Requena, bénévole depuis 15 ans et responsable des dossards depuis une dizaine d'années.

C'est bien en amont du jour J que son travail commence. "On prépare les dossards, les dispatche dans différentes caisses, colle les puces, les répartit par groupes... Pour les individuels, ils sont associés directement au compte du coureur sur le village via un QR code."

Un travail méticuleux qui la passionne. "J'aime le contact avec les bénévoles, des personnes de tous âges et tous niveaux, avec les coureurs qui nous racontent leurs anecdotes des années précédentes, mais aussi le travail en lui-même qui demande sérieux et attention pour éviter de se tromper... Je suis contente de faire partie de cette organisation, un groupe familial avec différentes équipes qui fonctionnent en chaîne pour que la course se passe bien et que les participants soient contents. C'est un plaisir mais aussi une fierté de participer à tout ça."

Et pour prolonger le plaisir, le jour J, cette inconditionnelle de l'épreuve âgée de 66 ans se place au niveau du départ pour orienter les gens dans leurs sas respectifs. "Je viens du basket, je ne cours pas et je suis toujours émerveillée de voir les gens courir."

Emmanuel Fontaine : "Un côté très humain"

"On forme un binôme rigolo, car elle est petite et, moi, je suis grand", sourit Emmanuel Fontaine, coordinateur des bénévoles avec Christiane Giraud. "Elle est mon mentor, ma tutrice. Elle m'a fait grandir sur cette course."

Tout a débuté en 2006 pour celui qui est aujourd'hui président de la section athlétisme de la Sco Sainte-Marguerite. "Une copine de ma femme m'a emmené sur un ravitaillement. Je ne suis plus jamais reparti."

Jusqu'à prendre en 2012 de nouvelles responsabilités. "Avec près de 800 bénévoles dont 40 responsables, on a 190 missions. Certaines sont moins attrayantes mais elles sont toutes obligatoires... Il existe une relation de confiance entre les bénévoles, avec un côté très humain. On crée des liens d'amitié. On est comme une deuxième famille."

À son tour alors d'aider les autres. "Comme les anciens l'ont fait avant, on essaie de faire grandir les gens pour qu'ils deviennent autonomes." Et ce Marseillais de 63 ans le fait toujours avec le sourire et beaucoup d'entrain.

Philippe Simion : "Une famille"

Le jour J, il est sur site dès 4h du matin pour s'assurer qu'aucun véhicule ne se trouve encore sur le parcours puis pour placer son équipe. Responsable de la sécurité, Philippe Simion n'a pas une minute à lui le week-end de Marseille-Cassis et c'est seulement une fois que la course est terminée qu'il peut souffler.

"Je l'ai couru quinze fois mais, là, c'est complètement différent. Ça paraît beaucoup plus long, c'est stressant. C'est seulement une fois que tout le monde est arrivé et que tout s'est bien passé qu'on a le sentiment du travail accompli après plusieurs mois d'efforts."

En poste depuis 20 ans et vice-président de la section athlétisme de la Sco Sainte-Marguerite depuis un an, le Marseillais de 66 ans a vu l'évolution des contraintes.

"Quand j'ai commencé, c'était très simple, ludique. Ça l'est beaucoup moins de nos jours... Avant, on avait par exemple des bénévoles aux intersections. Depuis les attentats de Nice, on doit faire appel à des sociétés de sécurité. On place des barrières et des camions anti-intrusions.

"La police, municipale et nationale, est également présente sur certains points du parcours. On doit connaître les déplacements et le stationnement de tous les véhicules le jour J au niveau de la course et c'est seulement quand tout est ok que la Préfecture nous donne le feu vert pour le départ."

Là, il part à moto avec les premiers pour s'assurer que tout est en ordre. Le poids des responsabilités ne l'empêche toutefois pas d'apprécier sa mission. "Tous les bénévoles sont impliqués pour que la course puisse avoir lieu. On est une famille, on s'entend très bien, on s'entraide. C'est toujours un plaisir de se retrouver."

Jean-Jacques Cachou : "Prenant et grisant"

Vice-président de la commission nationale de running et juge-arbitre expert international, Jean-Jacques Cachou est incontournable dans le milieu de l'athlétisme. Il a même officié avec son épouse durant les Jeux olympiques de Paris-2024. Alors c'est tout naturellement que le Marseillais de 66 ans a pris la direction de Marseille-Cassis voici une dizaine d'années.

"C'est ma course, sourit-il. Je l'ai couru 16 fois, j'ai été coureur d'allure, officiel piste puis running pour la Sco donc ça avait du sens... C'est prenant. J'ai toujours un petit frisson juste avant le départ."

Une fois les coureurs lancés, il est aux avant-postes. Sur une moto. "Je fais un peu le guignol. Certains peuvent se demander ce que je fais mais, vu qu'il n'y a pas de ligne bleue tracée au sol, je leur indique la trajectoire."

Mais son rôle ne saurait se limiter à ça, avec la composition puis la gestion du jury. "Officiels, chronométreurs, starteurs avec une équipe 100% féminine cette année, juge-arbitres... Je pilote tout à ce niveau-là, sauf l'escorte antidopage. C'est une grosse usine, c'est vraiment grisant. Une course de cette ampleur encore organisée par un club, c'est passionnant."

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