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Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont minimisé la portée des nouveautés apportées par Ferrari au Grand Prix des États-Unis. Pourtant, les documents techniques de la FIA révèlent une refonte aérodynamique assez étendue de la SF-26.
Ferrari aurait-elle volontairement joué la carte de la prudence ? À Austin, la Scuderia introduit ce qui apparaît comme son évolution aérodynamique la plus importante de la saison 2026. Mais à écouter ses pilotes, il ne faudrait pas en attendre de miracle.
« Nous avons une toute petite évolution ce week-end. Elle représente moins d'un dixième de seconde, plutôt un demi-dixième », a expliqué Lewis Hamilton.
Charles Leclerc s'est montré tout aussi réservé : « Ce ne sont pas des évolutions aussi importantes que ce que j'ai pu entendre. C'est un petit pas dans la bonne direction, mais je ne m'attends pas à quelque chose de particulièrement significatif. »
La déclaration officielle transmise à la FIA raconte néanmoins une histoire plus intéressante. Ferrari a retravaillé plusieurs zones essentielles à la production d'appui aérodynamique, à commencer par le fond plat.
Les modifications concernent notamment son bord d'attaque, les supports des déflecteurs latéraux ainsi que les éléments verticaux et horizontaux qui composent ces derniers.
Ces pièces, situées de part et d'autre de l'avant du plancher, jouent un rôle déterminant dans la gestion des écoulements. Elles orientent l'air autour de la monoplace et contribuent à contrôler les turbulences générées par les roues avant, particulièrement perturbatrices pour le fonctionnement du plancher.
En modifiant leur géométrie, Ferrari cherche à mieux alimenter les canaux situés sous la voiture et à rendre leur fonctionnement plus régulier.
Le travail ne s'arrête pas là. Ferrari a également retouché la forme des entrées d'air des pontons et leur partie inférieure creusée, appelée undercut.
L'objectif est d'améliorer la circulation de l'air le long des flancs de la SF-26, notamment vers les zones latérales du plancher.
À l'arrière, le diffuseur évolue lui aussi, avec une modification de son volume, de ses cloisons internes et des petits éléments aérodynamiques situés à ses extrémités.
Ces changements doivent permettre d'augmenter l'appui produit par le plancher, à l'avant comme à l'arrière, tout en préservant la stabilité des écoulements jusqu'au diffuseur.
L'étendue des modifications ne garantit toutefois pas un gain spectaculaire au chronomètre. Ferrari cherche aussi à rendre le comportement de son plancher plus constant, afin d'exploiter davantage son potentiel dans différentes conditions de roulage.
Les premiers essais à Austin ont néanmoins livré un signal encourageant : Charles Leclerc, seul pilote Ferrari à disposer du nouveau package aérodynamique lors des EL1, a signé le meilleur temps de la séance, avant d'être le plus rapides encore en EL2.
Un résultat prometteur, mais encore insuffisant pour mesurer le véritable apport de ces nouveautés. La suite du week-end permettra de vérifier si les progrès attendus se confirment, notamment sur les longs relais et face à une concurrence qui a également apporté son lot d'évolutions.