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Preuve que la martingale n’existe pas, les concurrents des Bleus en novembre comptent eux aussi leurs blessés
Le XV de France est probablement la sélection la plus touchée par les blessures à l’approche du Championnat des nations, mais ses adversaires et concurrents ne sont pas non plus épargnés. L’Irlande, par exemple, devra faire sans deux joueurs majeurs en troisième ligne, Jack Conan et surtout le capitaine Caelan Doris. Le centre Gary Ringrose et l’ouvreur Jack Crowley sont également forfait. Une incertitude plane autour de l’ailier Jimmy O’Brien et de l’autre ouvreur, Sam Prendergast.
En Irlande, les salaires des internationaux sont en bonne partie assumés par la Fédération, qui a une énorme influence sur le temps de jeu des joueurs concernés. Beaucoup sont utilisés avec parcimonie en URC au profit de la Champions Cup. Cette gestion, dictée par un vivier plus limité et un nombre réduit de clubs (quatre franchises), se cumule avec une saison moins dense : avant la phase finale, chaque équipe d’URC ne joue que 18 matchs de saison régulière, soit huit de moins qu’en Top 14.
En Angleterre, la mise en place en 2024 de contrats hybrides pour 25 joueurs, aux salaires versés à la fois par les clubs et la Fédération, permet au sélectionneur Steve Borthwick de surveiller de près la préparation physique et l’utilisation de ses éléments les plus importants. La Premiership vit sa quatrième saison avec seulement dix clubs, sa première sur le modèle de ligue fermée, choisi pour terminer sa consolidation après les dégâts considérables causés par le Covid.
Avec là aussi 18 matchs de saison régulière (qui n’a commencé que fin septembre) et deux de phase finale au maximum, le programme est plus allégé qu’en France. Malgré tout, l’infirmerie du XV de la Rose n’est pas vide en cet automne : l’ouvreur Fin Smith, le centre Seb Atkinson, les ailiers Immanuel Feyi-Waboso et Henry Arundell, les troisième ligne Guy Pepper et Sam Underhill sont indisponibles.
Les nations du Sud, elles, arrivent sur leur fin de saison internationale, débutée en juillet. En club, le temps de jeu des Springboks a été réduit (s’ils évoluent en URC) ou inexistant (s’ils jouent au Japon, où la saison ne dure que six mois). Le sélectionneur Rassie Erasmus est tout puissant, puisque cette fois encore, la fédération contribue aux rémunérations. Mais en novembre, il devra faire sans Cheslin Kolbe, Eben Etzebeth, Handré Pollard, André Esterhuizen et Deon Fourie.
Enfin, en Nouvelle-Zélande, où la fédération assume les salaires de ses internationaux engagés en Super Rugby, les joueurs majeurs bénéficient de fenêtres de repos pendant la saison de championnat (qui prévoyait 14 matchs en 2026, deux de plus en 2027). Ce qui n’a pas empêché les blessures de plusieurs éléments importants comme le pilier Tyrel Lomax, les troisième ligne Ardie Savea et Luke Jakobson, l’ouvreur Ruben Love, les ailiers Leroy Carter et Caleb Clarke, tous absents le mois prochain.