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l'essentiel Dévoilé ce jeudi 22 octobre, le parcours de la prochaine édition du Tour de France fait la part belle aux étapes pour puncheurs, mais également aux contre-la-montre, avec 71 kilomètres au programme. Un facteur qui avantagera des coureurs comme le Français Paul Seixas, a assumé le directeur de l'épreuve Christian Prudhomme, qui relativise : Tadej Pogacar est toujours capable d'écraser tout le monde.
Le parcours de la 114e édition du Tour de France, dévoilé ce jeudi 22 octobre à Paris, a-t-il été pensé pour avantager certains coureurs ? Non, se défend Christian Prudhomme, directeur de l'épreuve, qui assure que "quand on trace un parcours du Tour de France, on ne le fait jamais pour un coureur", avant d'apporter une nuance importante auprès de RMC Sport : "mais on peut le faire pour un type de coureur."
Le type de coureurs qui sera avantagé sur la prochaine édition, qui s'élancera d'Édimbourg le 2 juillet 2027, sera d'abord celui des puncheurs, comme c'est le cas depuis plusieurs années désormais, mais aussi des gros rouleurs. Avec deux contre-la-montre au programme, dont celui qui sera disputé à Toulouse le mardi 16 juillet, le parcours de la Grande Boucle propose 71 kilomètres de chrono individuel, le plus haut total jamais atteint depuis 2012 et le sacre de Bradley Wiggins. Ce profil de course avantagera forcément un coureur comme Remco Evenepoel, quadruple champion du monde en titre de la discipline, mais également le jeune Français Paul Seixas, quatrième du dernier Tour de France, son premier, et qui rêve d'aller titiller Tadej Pogacar, dont on peut se demander si les organisateurs ne réfléchissent tout de même pas à des parcours à même de gêner, au moins un peu, la suprématie du Slovène pour ménager un semblant de suspense au fil des semaines.
Le parcours correspond objectivement plus aux qualités de Seixas : "Je ne vais pas vous le cacher", assume Christian Prudhomme, qui assure toutefois que "ce n'est pas une stratégie anti-Pogacar. Pogacar, il aime les défis. Donc, c'est peut-être lui qui va gagner les deux contre-la-montre."
Le directeur du Tour de France fonde en tout cas de grands espoirs en la star montante du cyclisme français, récent vainqueur du Tour de Lombardie et très attendu pour sa deuxième participation au Tour de France, où Tadej Pogacar visera un sixième titre. "Tadej Pogacar est capable de mettre tout le monde d'accord, y compris sur les contre-la-montre. Mais bien évidemment qu'on a envie d'avoir du suspense le plus longtemps possible. Si Paul Seixas progresse autant entre 2026 et 2027 qu'il a progressé cette année, on va avoir un été formidable, je n'en doute pas.