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« C'est mon premier déplacement en mode professionnel » : réveil musculaire et analyse vidéo à l'hôtel, dans les coulisses du périple normand du Tarbes PF
Sur le parking de l’hôtel et sous les ordres de Grégory Hurgues et Guy Ngosso, les Tarbais réveillent leurs muscles./ DDM

l'essentiel Pour la première fois depuis son passage en CFA, le TPF a retrouvé les joies d’un déplacement « professionnel ». Les Tarbais qui ont cette fois-ci goûté au trajet la veille et à la nuit d’hôtel ont accepté de nous ouvrir leur porte.

«On a bien roulé», «le trajet est passé assez vite». Samedi matin, aux abords de l’hôtel Ibis Pontorson Baie du Mont-Saint-Michel, tous les Tarbais semblaient avoir bien digéré les 785 kilomètres parcourus depuis Trélut vendredi midi. «Je pense que d’une certaine manière on commence à s’habituer aux longs déplacements, ironise Florent Pointecouteau. Je pense que c’est plus difficile pour les joueurs plus vieux, ceux qui ont dépassé la trentaine.»

Pour le latéral, ce déplacement au Mont-Saint-Michel est le premier de sa carrière en mode professionnel : un déplacement la veille du match et une nuit d’hôtel le jour de la rencontre. «C’est tellement nouveau pour moi parce que c’est vraiment le premier déplacement du genre en senior. Au début, j’avais vraiment peur des déplacements. Personnellement, je n’étais pas du tout un joueur qui aimait les longs déplacements. Mais en fait, maintenant, vu qu’à chaque fois qu’on fait un déplacement, il y a 6 heures, 7 heures, 8 heures, maintenant je commence à aimer ça. Même si je vais toujours préférer jouer à domicile», confie le latéral tarbais.

Travail vidéo, à l’hôtel, pour les Tarbais de Marc Fachan./
Travail vidéo, à l’hôtel, pour les Tarbais de Marc Fachan./ DDM

Lilian Roume, son compère de la défense, y trouve même des similitudes avec les matchs à Maurice-Trélut. «Ce ne sera pas comme un match à domicile c’est sûr, mais pour un match à l’extérieur, on est dans les meilleures conditions, surtout pour un match si loin. On a pu faire un petit réveil musculaire et au moins, tranquilles dès le réveil, on n’a pas le trajet dans les jambes.»

Un réveil musculaire sur le parking de l’hôtel au rythme de la musique et orchestré par Guy Ngosso, en charge de la mobilité, et de Grégory Hurgues, en charge des ateliers. Le tout dans une ambiance cour de récréation, preuve qu’à Tarbes, le groupe vit bien.

Des chambres choisies dans le bus, deux heures avant l’arrivée

Signe de l’insouciance tarbaise, les joueurs ont décidé de la composition des chambres seulement deux heures avant d’arriver à l’hôtel. «Peu importe les chambres, on s’en fout, s’amuse Florent Pointecouteau. Tout le monde s’entend bien donc il n’y avait pas vraiment de sujet là-dessus, même si c’est vrai que ça se fait un peu en fonction des affinités.»

Des affinités et une cohésion renforcées sur de tels déplacements, à en croire Lilian Roume : «Partir la veille, ça fait une étape de cohésion. Se retrouver comme ça, un peu entre guillemets en dehors du match, c’est super, on peut discuter avec les gars et tout, c’est génial.»

De quoi renforcer un groupe déjà plus que soudé. «On a toujours été soudés à Tarbes. Mais c’est vrai que les déplacements comme ça, ça nous soude encore plus. Hier, on a passé la nuit tous ensemble dans le même hôtel, on a mangé ensemble, ce matin, on se réveille ensemble. Ce sont des choses qu’on ne connaissait pas tous ensemble et qui vont nous servir sur le terrain», affirme Florent Pointecouteau.

Des jours de congé posés

Pour se permettre un tel voyage, certains joueurs ont dû poser des jours de congé. Désavantage de ne pas être un joueur professionnel. «Comparé à d’autres clubs, nous, il y en a quelques-uns qui travaillent, donc le club a dû faire avec. Certains joueurs ont posé, ont demandé à leur entreprise si c’était possible», explique Lilian Roume. Et c’est notamment le cas du polyvalent défenseur tarbais. «Ce qui peut être un peu compliqué, parfois, c’est quand on ne sait pas si on est dans le groupe ou pas. Mais bon, ça fait partie du jeu, il n’y a pas de problème.»

Depuis les courts déplacements de Régional 1 en minibus, loin du cinq étoiles, le TPF a parcouru du chemin. «On a passé un cap avec le bus l’année dernière. Et là, on en passe un autre avec l’hôtel. Franchement, c’est super. Ça fait plaisir. On est récompensés de tous les efforts qu’on a faits ces trois dernières années.»

Aux Tarbais maintenant de se pérenniser dans cette division pour garder ce confort et ne pas retrouver les fameux minibus.

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