Retour
Quel a été votre sentiment après le succès contre Nice (28-24), avec une fin de match où vous êtes décisif ?
Ça...
Quel a été votre sentiment après le succès contre Nice (28-24), avec une fin de match où vous êtes décisif ?
Ça fait plaisir d’avoir la victoire au bout, bien sûr ! Je ne joue que six minutes, c’est court… Mais j’ai une mêlée et une touche à faire, et à défendre sur un dernier ballon porté. Tout ça, c’est du jeu d’avants. J’ai six minutes, je suis frais, donc je me donne à fond. Je n’ai pas à réfléchir.
Vous êtes en concurrence avec le capitaine de l’équipe au poste de talonneur. Est-ce plus difficile de bousculer la hiérarchie ?
Santiago (Socino) est le capitaine de l’équipe, mais c’est surtout un très bon joueur. Il n’y a rien à dire. J’espère, bien sûr, avoir un peu plus de temps de jeu. Mais je me concentre surtout sur les objectifs que m’ont donnés les entraîneurs. Je prends ce qu’on me donne et j’essaie de faire de bonnes prestations quand j’ai l’occasion de jouer.
Justement, avez-vous eu l’impression que c’était la mêlée de la dernière chance contre Nice ?
On savait qu’il nous fallait gagner cette mêlée si on voulait gagner le match. Il restait quatre minutes, il fallait le tenter. Si on ne gagnait pas cette mêlée et qu’ils se dégageaient, ça allait être compliqué ensuite de revenir chez eux et de scorer. Donc on n’avait pas le choix, il fallait mettre plus d’envie et tout envoyer. Du coup, j’ai dit à ma première ligne qu’il fallait le faire. C’est ce qu’on a très bien fait.
Avec des piliers de 20 et 21 ans, et vous 22 ans : cela veut-il dire qu’il n’y a plus besoin d’avoir de l’expérience pour tenir la route en mêlée ?
(Rires) Là, sur la dernière mêlée du match, ça se joue sur l’envie. Sur l’impact, on a vite senti qu’on avait pris le dessus. Gael (Galvan) fait un gros travail. Archil (Nozadze), c’était son second match en pro, il est là sur la dernière mêlée et il a assumé. C’est très bien. L’expérience peut jouer dans ces moments-là. Mais pour le coup, juste sur l’envie, on a réussi à les dominer. On travaille les mêlées, on a une routine à faire et ce sont des automatismes.
« Je prends ce qu’on me donne et j’essaie de faire de bonnes prestations quand j’ai l’occasion de jouer »
Derrière, il y a cette pénaltouche décisive, où il ne faut pas se rater sur le lancer. Comment l’avez-vous gérée ?
Tu te dis que tu as une dernière touche, tu es derrière au score, tu es à la maison, il faut que tu gagnes. Il y a toujours un peu de pression. Mais on travaille pour ça à l’entraînement. On a fait une touche simple, avec une annonce simple sur Damien Bozic. Ce sont des trucs qu’on connaît, qu’on travaille à l’entraînement avec des automatismes. Et plus ça va, plus on prend confiance sur les ballons portés. Il faut qu’on continue comme ça, parce qu’on voit que ça peut nous faire gagner des matchs.
Que vous inspire cette équipe de Colomiers que vous allez affronter après trois victoires ?
On s’attend à un très gros match. On a vu que, chez eux, ils avaient mis 66 points à Dax (66-21) et presque 50 à Narbonne (49-28). Donc c’est une équipe très joueuse, qui fait de très grosses contre-attaques, et qui s’envoie dans les rucks. Il va y avoir un gros combat. On a un gros match qui nous attend dans le défi physique. À nous de répondre présent. L’expérience à Grenoble (33-39), où on n’a jamais lâché, va nous servir.
Vous êtes revenu à 2 points du top 6. Sentez-vous que le groupe a repris confiance pour accrocher la qualification pour les phases finales ?