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Concurrencée par une ligue NBA en Europe, l'Euroligue promet des gains inédits pour tenter de convaincre les clubs de rester. Elle projette notamment de reverser 3,4 milliards d'euros sur les dix prochaines années.
Il y a dix jours, ses 13 clubs actionnaires ont refusé à l’unanimité l’offre de collaboration avec la NBA. Ce vendredi, l’Euroligue a répondu, à sa manière, à la ligue nord-américaine qui souhaite implanter sur le Vieux Continent un championnat en octobre 2027. Elle projette de reverser 3,4 milliards d’euros au cours des 10 prochaines années à ses participants. C’est un nouvel épisode dans le bras de fer qui oppose les deux ligues. La NBA avait promis des « centaines de millions de dollars par an, voire des milliards sur les 10 premières années d’existence » aux futures équipes de son championnat selon George Aivazoglou, directeur de la division Europe et Moyen-Orient.
L’Euroligue a à son tour donné ses prévisions financières. Elle prévoit « un total de redistribution de 3,4 milliards d’euros sur une période de 10 ans, dont 2,2 milliards en revenus et 1,2 milliard en frais de participation », des sommes réglées par les franchises qui rejoindraient l’aventure aux côtés des 13 clubs actionnaires. Ces chiffres s’inscrivent dans une volonté d’augmenter le nombre d’équipes participantes. La compétition européenne souhaite passer à un tournoi de 24 équipes (contre 20 aujourd’hui) à compter de la saison 2027-2028. Une autre expansion, jusqu’à 28 ou 30 équipes, est projetée en 2032. Avec les 13 franchises déjà présentes, huit nouvelles doivent s’ajouter la saison prochaine. L’Euroligue affirme avoir reçu « 15 offres contraignantes » juridiquement, « valorisées à 1,2 milliard d’euros ». Les trois dernières équipes seraient invitées.
Elle a aussi annoncé viser 648 millions d’euros de revenus commerciaux lors de « l’an 10 » de ses prévisions. « 40% de ses clubs sous licence » sont « considérés comme viables économiquement », rassure-t-elle. De son côté, la NBA estime que la quasi-totalité des clubs d’Euroligue perdent de l’argent. C’est l’une de ses justifications pour son projet européen. La ligue nord-américaine souhaite lancer, en partenariat avec la Fédération internationale (FIBA), une ligue avec 16 équipes. Elle serait composée de 12 équipes franchisées dans des métropoles du Vieux Continent et de quatre clubs qualifiés. D’ailleurs, huit des 12 métropoles visées pour héberger une franchise permanente abritent déjà une équipe d’Euroligue (Paris, Lyon, Munich, Madrid, Barcelone, Athènes, Istanbul et Milan).