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Pourquoi cette championne de France de ski s'entraîne-t-elle en Bretagne
Léane Francis
Championne de France de descente, Léane Francis est un espoir du ski français.  ©transmise

Elle a déjoué tous les pronostics. Le 1er avril 2026, Léane Francis a créé la surprise en décrochant le titre de championne de France de descente, à Tignes. La descente est la discipline la plus rapide du ski alpin.

Une skieuse en Bretagne

Quelques mois plus tard, durant les vacances de la Toussaint, on retrouve l’athlète âgée de 20 ans à la salle de sport 10 Street, à Lamballe (Côtes-d’Armor).

Elle profite des conseils et du soutien des coachs et du matériel mis à disposition. « Je viens dans cette salle depuis trois ans. L’équipe est cool », explique Léane, avec son sourire caractéristique.

Sa présence ici interpelle. « Je viens rendre visite pendant quelques jours à ma grand-mère. Elle habite à Plédéliac. J’essaie de venir une fois par an, lorsque je n’ai pas de stage. »

Dans la région, la Haut-Savoyarde apprécie particulièrement se balader à Pléneuf-Val-André et dans la forêt domaniale de la Hunaudaye. « Cela me permet de changer d’air et de couper avec le ski. »

Léane Francis
Léane Francis a toujours visé le haut niveau. ©transmise

Léane, la surprise

La saison de la championne a repris en août. De retour de blessure, elle a effectué cinq courses au Chili et une semaine de stage sur un glacier en Suisse pour se remettre dans le bain.

Et surtout, elle a un nouveau statut à défendre. Le 1er avril, elle a décroché le titre de championne de France Élite de descente en devançant notamment Romane Miradoli, la vice-championne olympique 2026 de super G (discipline située entre la descente et le slalom géant).

Malgré ce titre, c’est toujours aussi compliqué de trouver des sponsors. Ma saison est financée à 95 % par mes parents. Ils sont fiers de moi.

Spectacle et exigence

Léane n’est pas née sur des skis mais presque. Elle les a enfilés pour la première fois de sa vie à un an. Et puis, elle ne les a jamais plus quittés. « J’ai toujours visé le haut niveau. Mon père m’a refilé cette passion. »

La descente est une discipline spectaculaire. Les meilleurs skieurs peuvent dépasser 130 km/h, voire davantage sur certains passages.

Le parcours est généralement long et très pentu, avec de grandes courbes et quelques sauts. Autant dire qu’il ne faut pas avoir froid aux yeux. « Il faut être confiante et laisser la peur de côté. Le plus important est de s’y engager à fond », confirme Léane.

Pour y parvenir, elle bénéficie du soutien de son préparateur mental. « En haut d’une piste, on se répète des phrases positives. »

Elle se souvient de deux pistes qui l’ont particulièrement marquée. « La descente des championnats de France aux Orres. Nous n’étions pas rassurés ! Celle de Megève aussi était impressionnante la première fois. Une fois en bas, nous ne pensions qu’à y retourner. »

Léane Francis
Léane Francis fait le vide en haut de la piste. ©transmise

Des sensations fortes qui ne sont pas sans rappeler des émotions vécues dans les parcs d’attractions. « C’est un peu ça effectivement ! », plaisante-t-elle.

Sport très complet, la descente sollicite plusieurs parties du corps. « C’est très court et intense. Il faut être gainé tout le temps », précise l’étudiante en Staps, à l’université de Grenoble.

La moindre faiblesse peut conduire à une chute. D’où l’importance de renforcer les muscles du dos et les abdominaux.

Je dois ajuster mes trajectoires et déclencher mes virages au bon moment.

Une vie pas comme les autres

Des sacrifices jalonnent la vie de la jeune femme. « J’ai une scolarité différente de celle des autres. J’ai passé mon baccalauréat en quatre ans. Ma licence s’étale sur cinq ans en distanciel. Je me suis adaptée à l’école à la maison. J’aime bien travailler. »

Par ailleurs, les sorties sont limitées. « On s’autorise des moments avec mes amis. Mais, je dois me lever tôt pour m’entraîner », concède celle qui aspire à devenir kiné et pompier.

Les prochaines échéances

À la fin du mois de novembre, Léane s’envolera pour la Suède. Puis, en décembre, elle participera à la Coupe d’Europe en Suisse.

« Je dois faire preuve de régularité si je veux intégrer l’équipe de France à l’issue de la saison », pointe l’athlète.

Elle devra s’illustrer aux championnats du monde universitaires en Chine, en janvier, puis aux championnats du monde junior aux États-Unis, en mars.

Enfin, elle garde dans un coin de sa tête son rêve : les Jeux olympiques 2030 dans les Alpes françaises. « Le ski, c’est en Savoie, c’est chez nous ! », martèle-t-elle fièrement.

Vous pouvez aider Léane à financer sa carrière via Soutiens ton sportif.

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